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vendredi 3 juillet 2020

L'iguane de Mona de Michaël Uras

L'iguane de Mona
Résumé :

A quarante ans, Paul est un tantinet désœuvré. Il n'aime plus son travail, une activité avilissante qu'il n'a pas vraiment choisie. Il déteste ses collègues, de sombres idiots jaloux les uns des autres, et son patron, un homme prétentieux et vulgaire. Il est exaspéré par son voisin, un forcené du vélo donneur de leçons. Quant à son dentiste, il vient d'avoir l'idée saugrenue de partir en vacances sur l'île de Mona au moment où Paul souffre d'une rage de dents...
Plus rien à perdre ! Rêvant de se la couler douce au soleil comme les iguanes sur l'île de Mona, il décide alors de "sécher" le travail et de partir à l'aventure... Dans le quartier ! Tout ceci pourrait mal se finir... Mais Paul peut compter sur le soutien de son épouse, la sérieuse et délicieuse Kate, prof de français à l'université, sur son petit génie de fils Milan, qui parle comme un livre, et surtout sur son chien Pomme, un bon gros briard complice de ses errances.

Un roman désopilant où la mélancolie le dispute à l'humour, et un très beau portrait d'homme au mitan de sa vie, pris entre son passé et ses rêves. La plume parfois féroce mais toujours pleine d'esprit et de poésie de Michaël Uras fait de nouveau mouche.


Avis :

Quel plaisir que de retrouver la plume de Michaël que je prends plaisir à lire tous les ans depuis que je l'ai découvert à travers "Aux petits mots les grands remèdes". Depuis, j'ai lu toute sa bibliographie que je vous ai présenté avec délice sur le blog. Ce livre ne fait pas exception, je me suis tout autant régalée que les fois précédentes !

vendredi 31 janvier 2020

N'habite plus à l'adresse indiquée de Nicolas Delesalle

Résumé :

La première fois qu'elle reçoit une lettre d'amour anonyme, Sissi est furieuse. C'est quand même le comble, pour une factrice ! La cinquantaine bien sonnée, un physique loin de celui de Romy Schneider, divorcée et marquée par l'accident de son fils, elle voudrait bien savoir qui ose jouer avec ses sentiments. Heureusement, Sissi peut compter sur ses collègues pour l'aider, surtout Simon. C'est encore lui qui parle le mieux de Sissi, de leur quotidien au bureau de poste, de leur monde à eux avec Dine, qu'on distingue à peine derrière ses tatouages, Luc, à l'humour aussi noir que naze, Paulo, le boulanger écolo philosophe, Martin, le père de famille au bord de la crise de nerfs. Alors quand les lettres enflammées se multiplient, les amis s'organisent et décident de mener l'enquête. Jusqu'au bout, jusqu'à la révélation finale. Même s'ils auraient peut-être préféré ne rien savoir.


Avis :

En grande fan de Monsieur Delesalle, je ne pouvais passer à côté de son dernier roman. Ce roman est différent de "Mille soleils" que j'avais littéralement dévoré et aimé. Ici, le style est totalement différent, l'auteur a su se renouveler une fois de plus.

Simon, ancien facteur, devenu SDF, se promène avec sa boîte à lettres sous le coude. Il se retrouve en compagnie d'une jeune femme qui lui a proposé à manger et à boire. Il va se mettre à lui raconter sa vie d'avant, quand il avait un job, quand il travaillait au service de tri de la Poste avec ses amis et collègues dont Sissi. Il va raconter à cette inconnue comment son amie recevait des lettres d'amour anonymes (🎔) et qu'avec les collègues, ils ont tout fait pour découvrir qui se cachait derrière ces lettres...

Au début de ma lecture, j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. Le choix de narration est un choix particuliers qu'a fait l'auteur mais qui m'a quelque peu déstabilisé. Parfois, je me sentais perdue, je ne savais plus où j'étais. Aussi, l'intrigue a mis un peu de temps à se mettre en place. J'ai tenu bon et j'ai bien fait parce qu'une fois que l'intrigue était lancée et que Simon se livrait, je me suis laissée prendre au jeu.

La force de ce récit réside assurément dans les personnages qui sont touchants, sensibles à la fois. On se prend vite d'affection pour eux, notamment Simon qui nous livre l'histoire de Sissi. L'auteur aborde des thèmes sensibles, dures et d'actualités comme les remises en question, la solitude, la perte de l'emploi, la peur de l'échec... Nicolas Delesalle nous dépeint une galerie de personnage vraiment tous touchants. La quête de ce roman va au-delà des lettres anonymes, c'est une quête de soi, une quête de l'humain. 

J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver la plume de l'auteur. Elle est simple, addictive, sensible. J'aime son phrasé, les mots choisis. Par contre j'ai vraiment eu du mal au début, à comprendre où on allait, où voulait nous amener l'auteur puis après ça allait mieux.

Tout ça pour vous dire que ce roman doudou nous offre une belle galerie de personnages touchants qui sauront toucher votre petit cœur.


Note : 8/10


Nombre de pages : 221


Je remercie Préludes Editions pour cette lecture.

mercredi 22 mai 2019

Cachemire rouge de Christiana Moreau

Résumé :

Toscane. Alessandra est fière de la qualité des pulls et étoffes qu'elle vent dans sa boutique de Florence. Une fois par an, elle va s'approvisionner en Asie. Jusqu'à ce coup de foudre pour le cachemire rouge filé par une jeune fille, Bolormaa.

Dans les steppes de Mongolie, celle-ci mène une existence nomade avec sa famille, en communion avec la nature.

Mais lorsqu'un hiver glacial décime leur troupeau de chèvres, elle doit quitter ses montagnes pour travailler à l'usine en Chine.
C'est là qu'elle rencontre XiaoLi. Bientôt, dans l'espoir de se construire un avenir meilleur, les deux amies font le choix du départ. De l'Asie, du Transsibérien jusqu'en Italie, elles braveront tous les dangers pour prendre leur destinée en main et tenter de réaliser leur rêve.

Avec humanité et un grand sens du romanesque, Christiana Moreau compose une histoire vibrante, véritable ode à l'amitié et au courage.


Avis :

Nous allons suivre Bolormaa, une jeune fille mongole qui vit avec sa famille dans les steppes de la Mongolie où elle y élève des chèvres. A la suite d'un hiver plus que rude, le troupeau familial ne résistera pas à ce froid. Sous la pression de ses fils, le père de famille vendra le reste du troupeau à un acheteur chinois sans aucun scrupules ! Ils vont se trouver à faire le même travail sauf que ce sera du travail à la chaîne ne respectant ni les bêtes, ni la nature. Bref, contraire à leur mode de vie !

Le père de Bolormaa la laissait toujours tondre les cinq premières chèvres. La dernière fois qu'elle a tondu ces chèvres, elle a récupéré leur laine si précieuse qui donne le cachemire que convoite le monde entier. Elle décide alors de mettre les connaissances que sa grand-mère lui a enseigné afin de le teindre d'un rouge magnifique pour fabriquer le pull qu'Alessandra, une italienne, qui vient tous les ans acheter ici afin de le revendre. 

Ce travail en atelier tenu par des chinois n'est pas une sinécure. Elle subit le racisme des autres travailleuses chinoises, elle s'est faite violer par le chef d'atelier ! Heureusement, que XiaoLi, une jeune chinoise qui travaille avec elle, est sa bouée de sauvetage. Elles sont devenues des amies et ont décidé de prendre la poudre d'escampette suite à l'agression qu'a subi la pauvre Bolormaa.

Les voilà confiantes. Bolormaa décide de quitter sa famille pour retrouver la jeune italienne en Toscane afin que celle-ci l'aide à s'émanciper et trouver un travail qui valorisera son savoir-faire. Alessandra, une italienne amoureuse des beaux tissus, est toujours à la recherche de la perle rare pour sa boutique qui se trouve à Florence. Sera-t-elle le messie qu'attend ses deux jeunes filles ?

On va suivre les jeunes filles dans leur voyage en train de Mongolie à la Russie en passant par la Pologne en camion où elles se trouveront au pied d'une montagne en Autriche pour finalement terminer leur course en Italie. Sauf que voilà, là-bas, ce n'est pas l'eldorado qu'elles croyaient, elles vont tomber sous la coupe de la triade du pays... Elles deviennent esclaves de la triade pour payer le prix de leur passage et le moins que l'on puisse dire, c'est que la note est très très salée...

En voilà un livre qui est à prendre avec des pincettes ! Ne vous fiez pas à cette belle couverture qui nous laisse miroiter une belle et grande histoire car ce n'est pas une histoire facile à lire. Le sort de ces jeunes filles m'a beaucoup touché. Pour ce qui est de la haine qu'a les chinois envers les mongols, je ne le savais pas du tout, j'ai appris beaucoup à travers ce livre.

J'ai beaucoup aimé ce lien fort d'amitié qui est mise en avant dans ce livre, c'est un gros point positif pour ma part. J'aime beaucoup quand l'amitié est mis en avant dans les romans de façon générale. Ce lien que tisse les jeunes filles au fil du temps est beau à voir.

La plume de l'auteur est très agréable à lire. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire le nouveau roman de l'auteur qui nous offre un récit dur et beau à la fois et qui aura le mérite de nous faire voyager le temps de quelques pages.

Tout ça pour vous dire que j'ai passé un agréable moment livresque en compagnie de XiaoLi et de Bolormaa. Si vous êtes à la recherche d'un livre dépaysant, ce titre est fait pour vous !


Note : 8/10


Nombre de pages : 258


Je remercie Préludes pour ce service de presse.

jeudi 19 juillet 2018

Le jardin des bonheurs égarés de Tor Udall

Résumé :

Audrey était l'épouse, l'amour et la meilleure amie de Jonah. Mais la jeune femme est brutalement décédée et Jonah ignore comment vivre après ce drame. Il ne trouve de réconfort que dans les luxuriants et paisibles Kew Gardens, qu'Audrey adorait tant.

Au fil des jours, Jonah y rencontre d'intrigants personnages : Chloe, une artiste passionnée hantée par un secret et par les gracieux oiseaux de papier qui naissent entre ses mains, Harry, intrépide jardinier chargé de prendre soin des plantes, et enfin Milly, une fillette de huit ans qui promène un peu partout sa bonne humeur.

Tandis que Jonah lutte contre ses démons, les mystères se multiplient. Où sont les parents de Milly ?
Qui est réellement Harry ? Le journal intime d'Audrey, que Chloe découvre, pourrait les aider à dénouer les fils de l'écheveau qui s'est tissé dans les allées des jardins...

Un ballet de personnages d'une élégance rare, le décor splendide des parcs londoniens, la délicatesse des origamis...
Enchanteur, subtil et puissant, Le jardin des bonheurs égarés offre une bouleversante histoire d'amour et de perte.


Avis :

Audrey est morte suite à un accident de voiture. Apparemment, elle aurait foncé droit dans le mur laissant derrière elle son mari, Jonah, prof de musique qui est totalement perdu sans elle.

Pour s'occuper l'esprit, il a repris le chemin du collège de Paddington afin de dispenser ses cours à ses élèves mais surtout pour arrêter de tourmenter son esprit torturé. Il n'arrive pas à concevoir sa vie sans sa femme qui s'est donnée volontairement la mort... Il ne croît pas à cette théorie que tout le monde pense tout haut ! Il ne pense pas que les fausses-couches consécutives de sa femme sont la conséquence de cet acte ; il ne pense pas qu'elle était dépressive, il ne pense pas qu'elle ait voulu mettre un terme à ses jours. Ce n'est tout simplement pas possible qu'Audrey ait décidé de le laisser seul, sans elle. Il doit y avoir une explication mais laquelle ?

Jonah erre telle une âme en peine dans les jardins de Kew Gardens, un jardin que son Audrey affectionnait tant. Il fera une chose complètement insensé, il fera installer un banc graver au nom de sa bien aimée où il y ira tous les jours s'asseoir après ses cours. C'est sa façon à lui de faire son deuil.

Un soir, il se laissera enfermer dans le parc. Il pensera être seul, en communion avec lui-même et ce parc pour la nuit mais en réalité, il y aura Chloe, qui aura eu la même idée que lui ! Les grands esprits se rencontrent sacre bleu ! Cette jeune artiste est une adepte des origamis, vous savez ces petites choses que l'on fait avec du papier et elle est très douée pour faire des oiseaux. Mais si elle a voulu rester enfermer dans ce parc c'est pour pouvoir dessiner les ombres des arbres la nuit, au clair de lune... On sent que Chloe porte dans son cœur un énorme chagrin qui la ronge de l'intérieur... Mais quoi ?

Un point commun pour nos deux personnages qui vont débuter une relation charnelle mais sans pour autant vouloir concrétiser la chose, c'est une relation qui est loin d'être saine et équilibrée pour eux mais tant qu'ils ne voudront pas s'engager l'un envers l'autre, cela ne sera bon ni pour l'un ni pour l'autre...

On fera la connaissance de Harry, le jardinier du parc qui connaissait parfaitement Audrey. Il est toujours accompagné d'une petite fille, Milly qui est un personnage toute mimi. Harry est également touché par la mort d'Audrey. La question que l'on se pose est comment se fait-il qu'il la connaisse si bien et que Jonah ignore qui il est ? On se demande qui est Harry et Milly ? Comment se fait-il qu'Audrey ne lui ait jamais parlé d'eux ?

Tout ce petit monde va faire vivre cette histoire. A travers eux, on va essayer de comprendre ce qui les relie tous ensemble avec beaucoup d'en train et de passion. Si le thème de départ est relativement triste, il se cache sous cette première étape une histoire d'amour qui nous parle de la vie, de l'amour, de la mort, d'amitié... Bref de l'amour sous toutes ses formes.

La plume de l'auteur est très poétique, douce et forte à la fois ; elle manie les mots avec beaucoup de finesse, c'est un régal livresque.

En conclusion, j'ai passé un très bon moment livresque avec la plume toute douce de l'auteur qui avec son histoire nous emmène là où elle veut avec volupté et tendresse.

Récit à savourer dans un parc assis sur un banc 😉.


Note : 8/10


Je remercie Préludes Editions pour ce service de presse.

mercredi 25 avril 2018

La maison à droite de celle de ma grand-mère de Michaël Uras

Résumé :

"Giacomo, ne tarde pas. Les médecins sont formels, la fin est proche"
C'est ainsi que notre héros, une jeune traducteur espiègle et rêveur, retourne sur l'île de son enfance, où sa grand-mère est au plus mal. Et alors qu'il doit rendre un travail sans tarder, soudain, c'est toute la Sardaigne qui le retient : Maria, sa mère, qui n'a jamais vraiment compris pourquoi son fils adoré l'avait quitté. Mario, le mère taiseux, l'envahissant oncle Gavino, Manuella, l'épicière du village, dont Giacomo, enfant, était secrètement amoureux, la jolie dottoressa Alessandra, qui s'occupe de sa grand-mère à l'hôpital, Fabrizio, l'ami d'enfance au corps cabossé et au grand cœur et, surtout, le mystérieux Capitaine, figure tutélaire et énigmatique...
D'une crique perdue aux ruelles pittoresques que bordent les maisons de couleur, entre une bouchée de dolci et les pastilles miraculeuses du Docteur Ignazio, pas de doute, la maison de Giacomo est une île.
Mais que va-t-il y découvrir ?


Avis :

Aujourd'hui, je vous emmène avec moi faire une petite ballade en Sardaigne où tout ne sera pas un long fleuve tranquille. En effet, la première de couverture qui invitait à une lecture légère et estivale est trompeuse car nous empruntons le chemin de l'enfance de Giacomo, avec la mélancolie que va entraîner la remémoration des souvenirs de son enfance.

Giacomo est traducteur. Il est missionné pour traduire le célèbre "Moby Dick" de Melville. C'est un travail qui demande beaucoup d'adresse et d'attention ! De retour sur son île, en Sardaigne, il retrouvera avec beaucoup de tristesse sa famille mais surtout sa grand-mère qui est malheureusement condamnée... Il ne reste à cette dernière que quelques jours à vivre.

Ce retour en famille va amener notre héros à se remettre en question, à se poser des questions sur sa vie ce qui nous entraînera dans son passé où la nostalgie le gagnera et nous, lecteur nous fera vivre des passages de son enfance. En retrouvant le chez-lui qu'il a fui, il va retrouver une part de lui. Au moment de partir, ce sera difficile pour lui de quitter l'île qu'il a quitté avec tant de facilité avant...

Giacomo est un personnage finalement auquel on s'attache. Je pense que sa maladresse n'est pas étrangère à ce phénomène, on se prend à vouloir détendre l'atmosphère. Il est le fils unique et est très attaché à sa mama ou c'est peut-être la mama qui est attaché à son petit...

J'aime beaucoup le style de Michaël. C'est toujours un plaisir pour moi de lire ses ouvrages qui sont toujours emprunt de tendresse et qui tourne autour de l'humain. Ici, sa plume est un brin sarcastique (tout ce que j'aime !) avec une touche humoristique qui plaira à tous.

Ce roman est mélancolique, loin d'être joyeux comme pourrait nous le suggérer la première de couverture mais il est tendre comme un ourson au chocolat. On va faire la rencontre de plusieurs personnages variés qui vont apporter beaucoup au récit ; ils ont tous quelque chose à nous montrer, sous leur regard bien veillant.

Le passé et le présent vont se télescoper dans la tête de Giacomo qui prend grand soin à se balader dans sa vie passée, dans ses rêves pour faire le rapprochement avec sa vie actuelle. Ces réflexions sont pertinentes, sont troublantes, déroutantes.

C'est un roman touchant, sincère, profond mais bien plus profond et sérieux qu'il n'y paraît. Ne pas se fier aux apparences prend tout son sens ici.

Tout ça pour vous dire que "La maison à droite de celle de ma grand-mère" est un livre différent de ce à quoi je pensais au début mais n'en reste pas moins une lecture agréable.


Note : 7/10


Je remercie Préludes Editions pour ce service de presse.

vendredi 12 janvier 2018

Mille soleils de Nicolas Delesalle

Résumé :

Ils sont quatre, réunis en Argentine par le travail et des passions communes. Vadim le taiseux aime la physique des particules, et le bel Alexandre a installé des panneaux solaires sur les 1600 cuves de l'observatoire astronomique de Malargüe. Avec ses yeux clairs, Wolfgang est un astrophysicien rêveur, spécialiste des rayons cosmiques d'ultra-haute énergie. Quant au jeune Simon (qui consulte toujours Clint Eastwood avant de se décider), il doit écrire un article sur ces rayons pour le CNRS.
Ils ont quelques heures pour parcourir 200 kilomètres de piste et prendre leur avion à Mendoza. Pourtant, en une seconde, leur existence va basculer.
Que faire quand le drame survient et que, du haut d'un volcan, seul le ciel immense de la pampa vous contemple ?


Avis :

Pour ma part, c'est la premier livre que je lis de l'auteur et ce fut une magnifique découverte ! J'ai même une anecdote à vous raconter et que j'ai eu la chance de raconter à Nicolas mercredi, lors de sa séance de conf-dédicace à la librairie de Paris. Je venais de recevoir le livre, j'ai commencé à lire les premiers chapitres comme je le fais à chaque fois qu'un nouveau livre fait son entrée à la maison sauf que voilà, j'ai vite été happé par les lignes de ce huis clos à ciel ouvert. Résultat des courses, j'avais oublié d'aller récupérer ma fille à l'école et c'est la maîtresse qui m'a appelé et m'a fait sortir de ce huis clos que j'avais déjà bien entamé !

Wolfgang, Vadim, Simon et Alexandre auraient dû se douter que cette journée n'était pas une journée comme les autres, et qu'elle n'allait pas être des plus joviales pour ces messieurs. Ils prennent la route pour rejoindre Mendoza où un avion devait les mener à Buenos-Air sauf que voilà tout ne va pas se passer comme prévu...

On va apprendre à connaître chacun des personnages, s'attacher un peu à eux, savoir comment ils se sont rencontrés, depuis quand ils se connaissent... Puis d'un seul coup, l'auteur va enclencher la deuxième pour nous propulser dans cette voiture qui dévale les routes, Vadim va perdre le contrôle du véhicule, va s'ensuivre alors une longue scène où l'on va vivre avec ces hommes l'accident. Nous sommes spectateurs, nous ne pouvons rien faire, nous assistons tout comme le narrateur impuissant à ce qui arrive à ces quatre hommes.

Vadim est peu bavard. Les mots ce n'est pas pour lui. On découvre au fil des pages la raison, et personnellement, cela m'a touché, j'ai été touché par cet enfant qui n'a pas pu s'épanouir et que cela l'a suivi jusqu'à l'âge adulte. Il est difficile de se défaire de ses mauvaises habitudes ! Toujours est-il qu'il est un brillant chercheur en physique des particules. C'est lui qui a pris le volant de cet engin de la mort. A ses côtés se trouve Alexandre. Alexandre a installé les panneaux solaires du centre de recherche.

Wolfgang est un astrophysicien, spécialisé dans les noyaux actifs des galaxies et des rayons cosmiques. Puis Simon. Ce dernier est journaliste. Il doit rédiger un article sur la semaine qu'il a vécu auprès de ces chercheurs.

Ils croiseront une routarde. Ce sera la seule et la dernière personne qu'ils croiseront mais ça, ils ne le savent pas encore. Elle s'appelle Mathilde. C'est une dame d'un certain âge qui en a eu marre de sa vie trop bien, trop propre, trop lisse et a décidé sur un coup de tête de prendre le large et de parcourir le monde... Nicolas reviendra sur elle et nous prendrons plaisir à savoir ce qu'elle devient.

A 9h23'58" : fin du voyage pour ces hommes. La voiture sort de la piste, puis fait des tourner-bouler. Les passagers essaient tant bien que mal de se tenir à ce qu'ils peuvent pour rester entier, en vie...

La véritable "histoire" commence enfin et nous, lecteurs sommes pris dans un engrenage auquel on n'a pas envie de se défaire. On se demande ce qui se passe, comment ça se fait ? Que s'est-il passé ? Est-ce que tout le monde va bien ? Qui est vivant ? Y a-t-il des survivants ?

C'est ainsi que l'on va pouvoir suivre tour à tour ce qui se passe dans la tête des personnages, connaître les pensées les plus sombres, les plus douces, les plus simples, les plus heureuses. Lorsque la mort nous touche, nous frôle, on voit la vie différemment...

Pour ma part, je trouve que "Simon" ressemble beaucoup à l'auteur. Certes, je ne le connais pas mais lorsque j'ai assisté à sa conférence, j'ai ressenti tout de suite cette connexion avec ce personnage. Je l'ai vu dans son regard, dans la façon qu'il a eut de s'exprimer, de m'écouter et de me raconter. Nicolas Delesalle m'a dit être assis à la même place que Simon dans ce véhicule. Cela doit être un choc pour lui, et une belle thérapie aussi de pouvoir mettre des mots sur ses maux.

J'ai aimé l'honnêteté de l'auteur, nous faire confiance en nous racontant son histoire qui est plus que touchante mais qui ne tombe pas dans le drame. Il allège le tout avec un humour que j'ai beaucoup aimé. J'ai posté un passage sur Instagram  (en cliquant sur Instagram, vous serez redirigé sur la photo) qui donne le ton et qui a eut le mérite de me faire éclater de rire. La plume de l'auteur est simple, sans chichi, brut. Ce n'est pas un travail de journaliste qu'il nous offre mais son vécu, du personnel mais avec une touche de fiction qui apporte beaucoup à ce récit.

J'ai adoré ma lecture, j'ai aimé la façon dont été agencé les chapitres qui sont des heures. On suit ainsi le récit dans le temps. Ce qui a été long pour eux a été court pour nous. Mon seul regret est que nous n'avons pas d'épilogue pour savoir comment va tout le monde même si j'ai pu constater qu'un des personnages de cet accident était bien portant 😉.

En  conclusion : à lire de toute urgence, dépaysement garanti dans ce huis clos où la pampa est reine.


Note : 9,5/10


Je remercie Préludes Editions pour cette magnifique lecture.

vendredi 1 décembre 2017

Une robe couleur de vent de Sophie Nicolls


Je remercie les éditions Préludes pour ce service de presse.


Résumé :

Fabia Moreno vient de s'installer avec sa fille, Ella, dans la petite ville de York, où elle a ouvert un magasin de vêtements vintage. Une boutique de rêve, comme les femmes de York n'en ont encore jamais vu. Car Fabia possède un don pour dénicher la robe idéale et l'ajuster à chaque cliente. Autour de son commerce, bientôt, les destins se croisent, les identités se révèlent et les amours s'épanouissent… mais naissent aussi la méfiance et la jalousie.
L'exubérance de Fabia dérange, et la jeune Ella, à la peau cuivrée, est une adolescente bien mystérieuse. Parviendront-elles à s'intégrer dans la communauté ? Quel sombre secret cache Fabia derrière ses tenues flamboyantes et son accent chantant ? Sa fille elle-même sait-elle tout de l'histoire familiale ?

Dans la lignée du roman Chocolat de Joanne Harris, adapté au cinéma avec Juliette Binoche et Johnny Depp, Une robe couleur de vent est un véritable bonheur de lecture, ode à la tolérance et hymne à la vie.


Avis :

Je ne sais pas vous mais quand j'ai vu cette magnifique première de couverture avec un titre pour le moins original et attrayant, je me suis dis, je vais passer un bon moment livresque.

Sans aucune pensée particulière et attente, je me suis lancée dans la lecture de ce livre qui est très agréable et qui sous son titre accrocheur cache une part d'histoire où l'auteur fait référence à l'intégration mais aussi à la relation qu'une mère peut avoir avec sa fille.

Fabia Moreno vient de s'installer avec sa fille, Ella, dans la petite ville de York, au nord de l'Angleterre où elle a ouvert un magasin de vêtements vintage. Une boutique de rêve, comme les femmes de York n'en ont jamais vu. Fabia a un incroyable sixième sens lorsqu'il s'agit de trouver the robe pour sa cliente. Autour de son commerce sera la croisée des destins. La jalousie va commencer à apparaître, la méfiance va croître. La personnalité de Fabia dérange clairement puis sa fille Ella, qui a une magnifique couleur de peau est une adolescente bien mystérieuse... Parviendront-elles à s'intégrer dans cette communauté ? Quel sombre secret cache Fabia derrière ses tenues flamboyantes et son accent chantant ? Est-ce qu'Ella connaît l'histoire qui entoure sa famille ?

L'histoire est lente à se mettre en place. L'auteur a gardé le même rythme tout du long de son récit, ce qui ne perturbe plus le lecteur une fois que l'on s'est calée sur le même pas que l'auteur. Je pense que la volonté de Sophie Nicholls est de bien accentuer sur ses deux personnages Fabia et Ella au point que l'on considère comme étant de notre famille. De ce fait, les révélations qui nous sont révélés au compte-goutte ne choque plus le lecteur, il est avide de connaissance.

Alternant des moments de légèreté et d'insouciance à des sujets plus sérieux, le roman nous expose la difficulté d'être une mère célibataire, de grandir sans père, le poids du passé et des préjugés face à une xénophobie difficilement acceptable.

Si il est dur de ne pas se prendre de sympathie pour les protagonistes et qu'on ne peut que reconnaître la belle écriture très imagée de Sophie Nicholls, je dois avouer avoir eu du mal à rester concentrer sur ma lecture en permanence. J'ai lu les premiers chapitres d'une traite, pour ensuite tomber dans une lecture plus lente car je me suis calée sur le tempo de l'auteur.

En somme, ne vous attendez pas à une histoire dynamique mais plus à une histoire qui prend le temps d'avancer...


Note : 8/10

mercredi 27 septembre 2017

Mon amie Adèle de Sarah Pinborough

Je remercie les éditions Préludes pour ce service de presse.


Résumé :

LOUISE
Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu'il est son nouveau patron.

DAVID
Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s'empêcher de tomber amoureux de son assistante.

ADÈLE
L'épouse de David semble n'avoir aucun défaut. Si ce n'est de vouloir à tout prix devenir l'amie de Louise… Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au cœur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.

David est-il l'homme qu'il prétend être ?
Adèle, aussi vulnérable qu'elle y paraît ?
Et par quel secret inavouable sont-ils liés l'un à l'autre ?


Avis :

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, ce livre est un gros coup de cœur pour moi ! Je ne peux que vous recommander la lecture de ce dernier mais parlons-en un peu en détails !

Louise est secrétaire médicale, divorcée, et déteste les hommes depuis que son mari l'a quitté pour une autre... Un soir où elle est libre, sans son fils, elle si réservée décide de passer la soirée avec un inconnu rencontré dans un bar...


Au petit matin qu'elle ne fut pas sa stupeur lorsqu'elle a compris qu'elle s'est envoyée en l'air avec un nouveau médecin du cabinet où elle travaille ! David est son nouveau patron et a pour spécialité la psychiatrie...


Quelques jours plus tard, elle emmène son fils, Adam à l'école avant le travail et bouscule malencontreusement une femme qui je vous le donne dans le mille n'est autre que l'épouse de David, le nouveau médecin du cabinet où elle travaille et accessoirement, son coup d'un soir... Décidément, elle n'a vraiment pas de chance mais au comble de l'ironie, ces deux femmes vont devenir amies !


Adèle se sent terriblement seule depuis leur déménagement. Elle n'a ni ami ni famille ni connaissance alors quand le destin lui place Louise sur son chemin, elle va tout faire pour la garder auprès d'elle. Elles vont se voir régulièrement, de fil en aiguilles, Louise va s'inquiéter de la condition d'épouse d'Adèle qui semble enfermer dans une relation de soumise avec son mari. On se demande pourquoi est-ce qu'il l'appelle tous les jours, à heure fixe (un toc ?) ? Pourquoi n'ose-t-elle pas dire à David qu'elle s'est faite une nouvelle amie ?

David semble avoir des colères noires très soudaines, à en faire pâlir plus d'un ! Il boit beaucoup, j'aurais tendance à dire que c'est un alcoolique. Il est violent, jaloux, en permanence sur le qui-vive ! Louise a déjà subi sa fureur au travail... Quand on pense que des personnes viennent le consulter pour aller mieux, c'est le monde à l'envers !


Le problème de notre cher docteur est qu'il est attiré par Louise comme un aimant au frigo mais il se refuse à se séparer de son épouse, il ne peut pas. Avec sa tête d'ange, on prendrait le bon Dieu sans confession ! Il est beau, séduisant, charmant, charismatique mais cela n'explique pas pourquoi tout le monde succombe à son charme [irrésistible]... Quel est le secret de David ?


Adèle est  the personnage. Elle est très spéciale, très intrigante, très étrange. On la sent fragile et manipulatrice à la fois. On sent qu'il y a anguille sous roche, qu'elle ne nous a pas tout dit et qu'elle est pleine de surprise ! Elle est gentille, attachante, serviable auprès de Louise mais dans quel but ? On sent qu'elle se joue d'elle. Elles vont passer beaucoup de temps ensembles, elles vont faire du sport, elles vont se parler, se confier, au point même de confier leur plus grande peur... Adèle a réussi à se débarrasser de ses peurs grâce à une technique simple et efficace mais surtout sans aucun médicaments ! Elle va l'apprendre à Louise, pour l'aider... Ou pour la piéger ?


Adèle est le personnage le plus complexe du roman. L'auteur a su nous créer un personnage à la fois doux, gentil, naïf parce que son mari l'a trompe avec sa nouvelle meilleure amie. Louise ne semble pas avoir de remords à coucher avec le mari d'une autre ! Mais dans le même temps, elle a des réactions quelques peux étranges qui nous amène à nous demander si elle n'est pas au courant de l'infidélité de ses proches...

Louise a évolué en cours de route. Au début, c'était une femme qui n'avait plus aucune confiance en la gent masculine. Elle avait perdu toute confiance en elle. Elle n'avait plus que son fils, Adam et Sophie, son amie. Sa vie était réglée comme du papier à musique : boulot, maison, broyer du noir quand son fils était chez son ex-mari (Ian), dodo. Enfin, dodo c'est quand elle n'était pas frappée par ces crises d'angoisses et de somnambulismes qui, à la longue devenait épuisant pour cette mère célibattante.


Grâce à Adèle, elle reprend peu à peu confiance en elle, ces nuits sont plus longues grâce à son amie. On a peur pour Louise. Elle s'est enfermée dans une relation toxique. Malheureusement, elle ne le voit pas. Mais, nous, lecteur, on le voit, on le vit, on le ressent, on veut l'aider à se sortir de cette relation avant qu'elle n'atteigne le point de non retour mais on ne peut pas. On assiste, impuissant à ce qu'il va se passer, au fil des pages, on s'aperçoit que ce que l'on avait imaginé n'était rien en comparé de ce que l'auteur lui réserve en réalité...


Je vous disais au début que David avait des secrets. Je vous disais également qu'Adèle était étrange. Mais est-ce que finalement les deux ne se sont pas joués de cette pauvre Louise ? N'ont-ils pas vu en elle une proie facile ? Qui sont en réalité Adèle et David ? Pourquoi Louise ? Pourquoi cette femme qui n'a rien demandé ?


Sarah Pinborough va pousser son histoire le plus loin possible, elle va aller au fin fond des choses. Elle va explorer l'âme humaine à travers ses personnages. Elle va nous montrer quel dégât peut causer l'infidélité dans un couple. Tout du long de ma lecture, je me suis demandée où l'auteur voulait nous amener, où on allait s'arrêter. Elle nous pousse jusqu'au dernier retranchement. L'auteur a une mécanique bien huilée, Sarah Pinborough sait ce qu'elle fait, elle le fait avec brio et nous on finit par être d'accord avec ce qu'elle nous impose comme une évidence. Ne partez pas confiant dans votre lecture, vous pourriez vite être étonné(e) !

La fin est totalement improbable, je ne m'attendais pas à ça mais en même temps j'aurai dû ! Il faut dire que l'auteur sait jouer avec son lectorat et autant vous prévenir, jusqu'au bout !


La plume de l'auteur est très addictive, on se laisse vite happer par les lignes de son roman où elle n'y met pas de fioriture, c'est simple, fluide, sans chichi et cerise sur le gâteau, la narration est alternée entre ses personnages. Il n'y a pas de temps-mort, les chapitres sont courts et je ne me suis pas perdue dans le temps lorsque l'auteur faisait des retours en arrière, bien au contraire, cela m'a permis de mieux comprendre certains personnages.

Moi qui aime lire les romans psychologiques, j'ai été gâté avec celui-ci ! La manipulation est tout un art qu'il faut savoir manier pour ne pas se faire prendre, c'est ce que l'auteur nous montre, nous enseigne. On se demande qui manipule qui dans toute cette histoire ? Mais surtout dans quel but ? "Pourquoi ?" est la question qui revient souvent, vous verrez ! J'ai été surprise par certains rebondissements, par quelques révélations, je ne m'y attendais pas.


Ayez les nerfs solidement accrochés, l'auteur prend un malin plaisir à jouer avec eux. Vous ne serez plus où donner de la tête tant les informations fusent et envoient des signaux contradictoires. Ne prenez rien pour acquis parce que l'auteur n'a pas finit de vous étonner, et ce, jusqu'à la fin de son roman !

Vous l'aurez compris, j'ai passé un très très bon moment livresque, ce livre est magnifique, dans toute sa splendeur ! Je ne peux que vous recommander chaudement la lecture de ce dernier 💖 !



Note : 10/10

jeudi 31 août 2017

Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent d'Elie Grimes


Je remercie les éditions Préludes pour ce service de presse.


Résumé :

Zoey est la sœur de Dalton et la meilleure amie d'Adrian, à qui sa tante Vic voudrait bien la voir mariée. À trente ans à peine, elle a monté sa propre entreprise de traiteur avec son assistante, devenue amie, Sally, qui aime bien Dalton.
Elle n'écoute jamais les conseils de Fran, sa mère, ou de Nana, sa grand-mère adorée, car elle préfère se confier le soir à son chat, Sushi. Sinon, la vie de Zoey n'est pas compliquée. Encore moins quand elle rencontre Matthew Ziegler, le critique gastronomique le plus influent de New York, un type parfaitement imbuvable qui semble bien décidé à mettre sa cuisine à l'épreuve, jusque dans les moindres détails…


Avis :

Ce roman est une petite merveille ! Ce roman est frais, drôle, émouvant que je ne peux que vous recommander la lecture de ce dernier.

Zoey est un traiteur qui commence à se faire un nom à New-York. Elle s'est faite toute seule, mais elle n'aurait pas réussi sans le soutien de son frère Dalton, de ses amis dont Adrian qui est son meilleur ami depuis toujours, et Sally, son assistante qui est devenue bien plus que cela et qui semble être amoureuse de Dalton qui est malheureusement un coureur de jupons invétéré. Si elle a choisi ses amis, il n'en est pas de même avec sa famille... Et oui, on ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille mais heureusement que l'on peut choisir ses amis, un lot de consolation !

Les rapports qu'elle entretient avec sa mère sont pour le moins conflictuels. Alors que dans le même temps, elle s'entend super bien avec sa grand-mère qu'elle aime plus que tout et à qui elle doit tout. Tout roule dans la vie de Zoey enfin presque. Elle doit composer avec son ex qui l'a quitté pour sa meilleure ennemie d'enfance qu'elle revoie régulièrement aux banquets familiaux... Mis à part ce méchant détail, tout va plutôt bien dans la vie de Zoey.

Sauf que ce ne serait pas drôle si cela s'arrêtait là. Lors du banquet d'anniversaire du mariage de ses parents, va s'en suivre une succession de catastrophe pour la belle : elle va oublier de mettre ses chaussures, elle va renverser de la sauce sur la robe de la fiancée de son ex (bien fait pour elle !). Si cela s'arrêtait là, ça n'aurait pas été grave mais Zoey a un peu trop bu, elle a un coup dans le nez, de ce fait, elle va passer la nuit avec Adrian...

Mais cerise sur le gâteau, elle envoie paître Matthew Ziegler, critique culinaire de renom qui fait la pluie et le beau temps à New-York. En quelques mots, il peut détruire une carrière ou bien au contraire faire monter un chef encore inconnu du grand public.
Matthew ne se laisse pas démonter pour autant et reprend contact avec elle afin de découvrir son travail et la soumettre à l'épreuve ultime de son palais... Ce qui n'était pas prévue, c'est que la situation va aller de mal en pis pour Zoey, des secrets, des préjugés et les non-dits risquent de lui péter au visage.

Ce roman est une comédie fraîche, sensible, que j'ai pris énormément plaisir à découvrir ! Ce roman est une bouffée d'air frais, la trame de l'histoire est belle et bien ficelée ; ajoutez à cela une belle plume, fluide, agréable à lire, drôle, simple. L'auteur ne tombe pas dans l'excès tout est savamment bien dosé pour nous rendre un bon roman !

La clé de ce roman est les personnages sans conteste et les relations humaines. La relation amoureuse qui va se créer entre nos protagonistes va être belle et mouvementée ! Zoey n'est pas du genre à se taire, de plus, elle a du mal à faire confiance aux hommes depuis la tromperie de son ex (ce que je comprends totalement !).

Ce roman est riche en rebondissements, révélations qui nous rend un récit très vivant ; l'auteur donne le tempo d'entrée de jeu et il n'y a plus qu'à bien s'accrocher et à suivre !

Si son titre à rallonge peut en contrarié plus d'une, ne vous arrêtez pas à cela ! Laissez-vous séduire par cette première de couverture colorée, vive, simple et tellement représentative de ce qui vous attend !

En conclusion, c'est un excellent roman que je vous recommande. Une fois que vous commencerez votre lecture, vous ne pourrez plus vous arrêter tant vous serez happées par les pages de ce récit tant par l'intrigue que par les répliques des personnages.


Vous l'aurez compris, "Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent" est un immense coup de cœur ! Mon seul regret est de ne pas l'avoir lu plutôt ! 

Ce livre est parfait pour cette fin d'été ! Bonne lecture !


Note : 10/10

mercredi 30 août 2017

Dis-moi que tu mens de Sabine Durrant

Je remercie Préludes pour ce service de presse.


Résumé :

Tout commence par un mensonge. De ceux qu'on fait tous pour impressionner une vieille connaissance. L'histoire de votre vie, légèrement embellie, face à cet avocat brillant, époux et père comblé, que vous avez croisé par hasard. Puis, sans savoir comment, vous vous retrouvez à dîner chez lui, à accepter une invitation en vacances, propulsé dans une vie de rêves-celle à laquelle vous avez toujours aspiré. Jusqu'à ce que cette vie ne semble plus si idyllique...
Mais vous êtes déjà pris au piège, transpirant sous l'impitoyable soleil de Grèce, brûlant d'échapper à la tension ambiante. Alors vous comprenez que, si douloureuse la vérité soit-elle, ce sont vos mensonges qui ont causé le plus de tort...
Et, à ce moment-là, il est déjà trop tard.


Avis :

Je ne sais pas vous mais j'ai un coup de cœur pour cette première de couverture, j'aime beaucoup ce vert et ce titre en couleur rose.

Ce roman est assez particulier. L'auteur nous fait partager le quotidien d'un homme qui ment à tout le monde, à tout va et qui n'arrive pas à avouer ses faiblesses... Je vous vois venir en me disant "normal, c'est un homme !" mais abats les préjugés nom d'une pipe !

Paul a le chic pour se mettre dans des situations cocasses qu'on se plaît à imaginer, et l'on se demande comment il va faire pour se sortir de ce pétrin, comment il va faire pour réparer les choses jusqu'à ce que...

L'auteur nous offre un très bon roman psychologique, comme je les aime ! Son thriller est très bon, Sabine Durrant tisse lentement mais sûrement sa toile jusqu'à ce qu'on se prenne les pieds dedans et que l'on ne peut plus s'échapper !

Je dois vous dire que je découvre la plume de l'auteur et que c'est une très belle découverte, elle a su me bluffer jusqu'à la fin. Je n'ai pas imaginé un seul instant que l'auteur me ferait tourner en bourrique et le retournement de situation est étonnant. L'auteur est doué pour brouiller les pistes et manipuler son lecteur !

Les personnages sont vraiment attachants, humains, pleins de bon sens... Ou pas ! Vous adorerez les aimer ou les détester, au choix 😉 ! Ce que j'ai apprécié c'est que l'on découvre les personnages grâce à des situations de la vie quotidienne. Certains d'entre eux pourraient être nos amis, un membre de notre famille...

Avec ce livre, préparez-vous à voyager car nous partons en Grèce mais j'ai trouvé que l'auteur était un peu avare en description. Je ne connais pas ce pays et j'aurai aimé que l'auteur nous fasse rêver avec les paysages, les rues, les plats... J'aurai bien aimé voyager dans ce pays que je ne connais pas.

En conclusion, la trame de l'histoire est belle, intéressante, captivante qui nous offre une fin étonnante. L'épilogue est sympa, comme vous le savez, j'en suis friande mais il me laisse un peu sur ma faim.

Les amoureux du genre, vous apprécierez votre lecture et pour les néophytes, vous apprécierez également  la lecture de ce suspens qui en vaut le détour !


Note : 8/10 

mercredi 12 avril 2017

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Je remercie Préludes pour ce service de presse.


Résumé :

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise.
Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille et ses secrets.

1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin.
Été2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira.

Deux été séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?


Avis :

Cette ferme des Cornouailles a vu plusieurs générations passer entre ses murs. Elle connaît les secrets, les histoires passées, présentes et si elle pourrait parler, elle en aurait des choses à nous raconter !

En 1939, Will et Alice veulent fuir la guerre et trouvent refuge dans cette ferme. Ils vont se lier d'amitiés avec les habitants des lieux, entre autre avec Maggie, la fille du fermier, avec qui, ils grandiront ensemble. Mais en 1943, tout va basculer !

Nous sommes en 2014, Lucy retourne à la ferme familiale, auprès de Maggie, sa grand-mère car son mari l'a trompé ! Sur place, elle pourra faire le point, elle se remettra en questions, elle essaiera de voir ce qui ne va pas mais surtout, elle fera une découverte, un secret bien gardé durant plus de soixante-dix ans...

Comme vous le savez, j'ai une fâcheuse tendance à me perdre lorsque les auteurs font des allers/retours et jouent avec le temps. Ici, je n'ai pas eu ce soucis, je me suis baladée dans le passé et dans le présent sans aucun encombre, je me suis parfaitement retrouvée et compris à quelle époque je me trouvais.

L'auteur nous offre une belle histoire où les secrets sont la clé du dénouement, les trahisons sont fortes et renforcent l'histoire. La plume de l'auteur est magique, elle nous retranscrit les émotions avec brio, et la larme au coin de l'œil n'est jamais bien loin ! Cerise sur le gâteau, nous avons un prologue et un épilogue ! Vous savez à quel point je suis friande de ses petites choses.

Je me suis vite laissée transporter, passionner par l'histoire de cette famille, de ces personnages qui ont tellement de choses à nous raconter, par cette ferme qui enferme des secrets dont un qui ne vous laissera pas de marbre... Peut-on réparer les erreurs du passé soixante-dix ans plus tard ?


Note : 9,5/10

lundi 13 mars 2017

Guérilla social club de Marc Fernandez

Je remercie les éditions Préludes pour ce service de presse.


Résumé :

Deux hommes disparaissent à Madrid. Un autre à Paris et une femme à Buenos Aires. Chaque fois, le même scénario : les victimes sont enlevées et leur cadavre retrouvé mutilé. Toutes ont aussi un passé commun : leur combat contre les dictatures d’Amérique latine dans les années 1970 et 1980.

Parmi ces disparus figure l’un des amis du journaliste madrilène Diego Martín. Il décide de se pencher sur cette affaire pour son émission de radio, aidé par la détective Ana Durán, sa complice de toujours, et par l’avocate Isabel Ferrer.
Une enquête de tous les dangers qui va les mener de l’Espagne à l’Argentine en passant par le Chili, et les obliger à se confronter aux fantômes de l’Histoire. Ce qu’ils découvriront fait froid dans le dos, car, quarante ans après l’opération Condor, le rapace continue de voler.

L’auteur de l’acclamé Mala Vida, finaliste du Grand Prix des lectrices de Elle, revient avec un nouvel opus, plus haletant que jamais, à cheval entre l’Europe et l’Amérique latine, où le passé vient frapper à la porte d’anciens guérilleros… Ennemis un jour, ennemis toujours.


Avis :

Ce titre avait tout pour plaire et devenir un coup de cœur mais...

Marc Fernandez a ancré l'intrigue de "Guérilla social club" dans des faits réels survenus en Amérique latine et en Europe.

Reprenant certains personnages découverts dans son premier ouvrage, il nous emmène sur le terrain des dictatures militaires. Quarante ans après le coup d'État ayant permis à Pinochet d'accéder au pouvoir au Chili et trente ans après que ce dernier ait réchappé à une tentative d'assassinat, d'anciens guérilleros ayant combattu les diverses juntes d'Amérique latine sont retrouvés assassinés en Espagne, en Argentine et au Chili. Parmi ces victimes se trouve l'un des meilleurs amis de Diego Martin, journaliste madrilène... Conséquences ? Il va se pencher attentivement sur cette affaire qui sera loin d'être une simple enquête car elle sera parsemée d'embuches et s'avérera dangereuse ce qui l'obligera à se confronter aux fantômes de l'Histoire...

Marc Fernandez est un ancien journaliste, ce qui rend son récit, sa plume très pointu. Le récit est riche, on sent que l'auteur a fait un gros travail en amont sur le point de vue historique. Sa plume est fluide, direct et j'adore ! Pas le temps de s'ennuyer dans ce récit, l'action est privilégiée ! Il y a moins de descriptions mais pour ce genre de roman, cela ne pose pas de problème.

"Guérilla social club" est un roman qui se lit vite, sans prise de tête. Les personnages sont bien construits et attachants. Ce qui m'a un peu perturbé, ce sont les allers-retours entre l'Amérique du Sud et l'Espagne qui m'ont un peu ralenti dans ma lecture, mon temps d'adaptation a été un peu longuet.

Point négatif relevé aussi : le dénouement final est un peu rapide, en tout cas pour moi, j'aurai aimé que l'auteur nous corse un peu la chose !

En conclusion, c'est un bon roman qui saura vous tenir en halène jusqu'à ce que vous trouviez la solution 😉 !


Note : 8/10

mercredi 8 février 2017

La sonate oubliée de Christiana Moreau

Je remercie les éditions Préludes pour ce service de presse.


Résumé :

Deux jeunes filles réunies à travers les siècles par une mystérieuse partition. Deux cœurs passionnés de musique et de liberté. Une ville, Venise, jadis et aujourd'hui.

À 17 ans, Lionella, d'origine italienne, ne vit que pour le violoncelle, ce qui la distingue des autres adolescents de Seraing, la ville où elle habite en Belgique. Elle peine toutefois à trouver le morceau qui la démarquerait au prochain grand concours Arpèges. Jusqu'au jour où son meilleur ami lui apporte un coffret en métal, déniché dans une brocante.
Lionella y découvre un journal intime, une médaille coupée et... une partition pour violoncelle qui ressemble étrangement à une sonate de Vivaldi.
Elle plonge alors dans le destin d'Ada, jeune orpheline du XVIIIe siècle, pensionnaire de l'Ospedale della Pietà, à Venise, dans lequel « le prêtre roux », Antonio Vivaldi, enseignait la musique à ces âmes dévouées.

Entremêlant les époques avec brio, ce premier roman vibrant nous fait voyager à travers la Sérénissime, rencontrer l'un des plus grands compositeurs de musique baroque, et rend un hommage poignant à ces orphelines musiciennes, virtuoses et très réputées au XVIIIe siècle, mais enfermées pour toujours dans l'anonymat.


Avis :

Nous sommes en Belgique, dans la région de Liège pour être un peu plus précise. Lionella et Kevin sont deux ados qui sont amis depuis longtemps.


Kevin vit avec sa mère et son frère dans un quartier populaire. Il est fasciné par les bâtiments industriels laissés à l'abandon dans lesquels il se plaît à déambuler tandis que Lionella est fille de musiciens. Elle s'entraîne au violoncelle pour le concours Arpège. Elle doit trouver un morceau original pour se faire remarquer. Lionella est une virtuose du violoncelle alors qu'elle cherche désespérément quel morceau présenter à un prestigieux concours de musique, son ami Kevin a déniché dans un marché aux puces une mystérieuse caissette contenant une partition et un journal...

Dans ce roman, l'auteur jongle dans le temps, entre le présent et le passé, dans le Venise du XVIIIème siècle, au temps de Vivaldi.

Autant j'ai apprécié les passages se déroulant dans le passé autant j'ai été déçue du récit se déroulant dans le présent. La relation entre les deux personnages principaux ne sont pas assez aboutis à mon sens, et on tombe vite dans le cliché malheureusement.

"La sonate oubliée" est un roman qui donne envie d'écouter du violoncelle et du Vivaldi...


Note : 8/10

jeudi 17 novembre 2016

Scission de Chase Novak

Je remercie Anne pour sa confiance et ce service de presse !


Résumé :

Adam et Alice Twisden ne sont pas des enfants ordinaires. Leurs parents ont subi un traitement expérimental contre l'infertilité et en ont payé le prix fort. La tante des jumeaux a obtenu leur garde et est déterminée à leur donner tout l'amour dont ils ont été privés jusqu'ici. Mais, au-delà du cocon qu'elle essaie de créer, d'autres forces règnent. Des bandes adolescentes issues de la même terrifiante procédure médicale rôdent dans les rues de New York. Les enfants vont devoir choisir leur camp...

Après Conception, Chase Novak revient hanter ses lecteurs avec un deuxième opus aussi diabolique qu'addictif, parfait dosage entre deux genres : le thriller et le fantastique.


Avis :

Attention, à ne pas lire si vous n'avez pas lu "Conception" !

Voici le lien vers "Conception" si vous l'avez loupé.

Dans ce second tome, l'histoire se situe deux ans après le tome un.

Nous sommes avec les jumeaux qui ont bien grandit puisqu'ils ont douze ans maintenant. Forcément, l'univers sera moins glauque que dans le premier tome...
C'est leur tante qui s'occupe d'eux en leur donnant de l'affection, de l'amour... Mais ces enfants ne sont pas des enfants "ordinaires" ; non pas parce qu'ils sont issus de la fécondation in vitro mais parce qu'ils sont le fruit d'une expérience qui fait qu'aujourd'hui, ils sont traqués, recherchés pour leur sang ! Mais ce ne sont pas les seuls, il y a des centaines et des centaines d'autres enfants vivant la même chose qu'eux ! Les jumeaux devront faire un choix : rejoindre "les leurs" ou rester avec leurs tante ! Prendront-ils la bonne décision ? Est-ce que leur tante aura les épaules assez solide pour endurer tout ça ?

J'ai été déçue, très déçue même, moi qui me faisais une joie de retrouver l'univers sombre du premier tome ! J'ai vite déchanté avec ce monde simple, insipide... Les bras m'en sont tombés ! Où est passé Chase Novak ? Rendez-le nous ! Autant j'avais dévoré le premier tome, autant pour celui-ci j'ai un peu traîné du pied pour le lire. Il n'est pas mauvaise mais il n'est pas bon. On est descendu quelques crans en dessous de la qualité de la plume de l'auteur...

En espérant relire Chase Novak dans un autre livre d'épouvante me faisant oublier cette petite déception...


Note : 6/10

jeudi 3 novembre 2016

Conception de Chase Novak


Je remercie Anne pour sa gentillesse et ce service de presse !


Résumé :

Alex et Leslie Twisden mènent une vie radieuse : jobs en or, luxueux hôtel particulier en plein Manhattan et mariage passionnel. Ce qui leur manque en revanche, c’est un enfant, et après l’échec d’innombrables traitements, leur désir de progéniture vire à l’obsession. Dans une dernière tentative désespérée, le couple se rend en Slovénie afin d’essayer une procédure médicale très particulière. Et là, c’est le miracle… Dix ans plus tard, couvés et dorlotés mais vivant dans une maison habitée par les secrets, les jumeaux Alice et Adam se retrouvent chaque soir enfermés dans leur chambre, tandis que des bruits de plus en plus perturbants proviennent de celle de leurs parents. Un jour, ils décident de chercher à comprendre la vraie nature de ceux qui les élèvent. Leur découverte aura de quoi les épouvanter…

L’ombre de Rosemary’s Baby plane sur ce thriller pétrifiant. The New York Times

A la fois terrifiant et sombrement drôle, CONCEPTION est une pure partie de plaisir. Stephen King


Avis :

"Conception" est un thriller comme je les aime : vibrant, haletant ! L'écriture est fluide. Le sujet est maîtrisé par l'auteur, on le ressent bien à la lecture !

D'entrée de jeu, nous sommes pris dans l'engrenage de cette histoire. Notre obsession : poursuivre la lecture coûte que coûte ! Les descriptions de Chase Novak sont vraiment intenses qu'on pourrait finir par penser qu'elles sont réelles alors que ce n'est que de la fiction !

Si "Conception" semble bien sous tous rapports, il y a malheureusement des petits défauts... Si en règle général, j'aime bien que les personnages prennent la parole, dans cet ouvrage, ils sont trop nombreux au point de me perdre en cours de route ! Alors oui, dans ce genre d'histoire, ça donne une bonne dynamique mais un peu moins souvent, ça aurait été mieux !

Autre point négatif à mes yeux mais qui apporte un plus indéniable à l'histoire ; contradiction quand tu nous tiens ! C'est le fantastique ! J'avoue que pour ce thriller, avec les scènes gores, le fantastique, l'imagination de l'auteur ont fait un travail remarquable !

Vous voulez plus de contradiction ? Jeune (je le suis encore, hein !) c'est que j'adorais et j'aime toujours Stephen King ! Je pense que Chase Novak a un talent certain et il est proche de celui de Monsieur King.

En conclusion : malgré les quelques points négatifs relevés, il ne faut pas passer à côté de ce thriller qui est vraiment bon !


Note : 8/10

samedi 24 septembre 2016

Les mots entre mes mains de Guinevere Glasfurd


Je remercie Anne pour sa confiance et ce service de presse !


Résumé :

Helena Jans van der Strom n'est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire.
Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le cœur et l'esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIème siècle d'ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre.
Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?


Avis :

Deux opposés que tout attire voilà pour résumé en quelques mots !
Nous savons que le discours de la méthode a fait de Descartes l'un des fondateurs de la philosophie moderne. En revanche, nous ignorons tout de sa vie privée.

Basé sur des faits réels, l'auteur nous fait faire un bond dans le passé pour nous mener sur les traces de Descartes et sur cette mystérieuse jeune femme hollandaise, Helena Jans van der Strom.

Ils se rencontreront en Hollande. Descartes est parti en exile afin d'assurer sa sécurité et de poursuivre ses écrits.

C'est chez le libraire anglais Sergeant que tout commence...Sa servante Helena est une jeune femme avide d'apprendre. Elle maîtrise le stricte minimum : la lecture et l'écriture. Elle s'instruit grâce aux intellectuels qu'elle croisera chez son maître. Elle met toutes les chances de son côté pour apprendre, elle va tout faire pour dessiner et même écrire ! Vous vous doutez bien que ce ne sera pas chose facile ! Pour l'époque où les femmes n'ont aucunes considérations !! Si Helena sait écrire et lire, elle l'a appris toute seule ! Helena est une amoureuse des mots et c'est ce qui va incontestablement attirer Descartes dans ses filets.

Leur idylle amoureuse est de la fiction. Comme je vous le signalais plus haut, Descartes était très secret concernant sa vie intime/amoureuse. C'est l'auteur, Guinevere Glasfurd qui va faire jouer son imagination pour flirter avec brio avec la réalité. La fiction est tellement bien écrite que si on ne savait pas que l'on a aucun élément pour étayer la vie amoureuse de Descartes, on pourrait penser que c'est la réalité tant ça coule de source.

Dès les premières pages, nous sommes happées par l'histoire, on est avide de savoir car l'auteur joue parfaitement avec la partie suspens de son récit, ce qui va rendre le lecteur accroc à son histoire. La plume de Guinevere Glasfurd est très addictive, on est vite plongé dans l'histoire et on a pas envie de lâcher son roman de suite ! L'auteur est bien dans son élément d'époque et nous ballade avec elle à travers les pages de ce roman.

Helena est en avance sur son temps et "fait tâche" pour l'époque ! Regardez-vous des dessins animés ? Vous souvenez vous de "Rebelle", le dessin animé de Disney ? Et bien, c'est Helena, en tout cas, c'est ainsi que je l'ai perçu.

Descartes, si vous ne le connaissez pas, vous en apprendrez un peu sur lui. On apprend qu'il est en perpétuel lutte avec ses pensées, son esprit, son cœur. Je trouve que c'est une très belle approche pour en apprendre plus...

En bref, c'est un roman que je recommande vivement ! Si vous aimez les romans historiques, celui-ci devrait vous ravir ! Vous êtes un brin philosophe ou aimez Descartes ? Ne perdez plus de temps ! Ce livre est fait pour vous !


Note : 9/10