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mardi 26 octobre 2021

Le jardin des papillons de Dot Hutchison

Les lectures de la Diablotine

Hello les livrauvores !

Comment allez-vous aujourd'hui ? Je vous propose de découvrir un thriller où il faudra déterrer les secrets les plus sombres...

Voici le résumé du livre :

Un immense jardin luxuriant, débordant de fleurs et de plantes rares. Cet endroit pourrait être un véritable paradis s'il n'y avait ces dizaines de cadavres découverts par le FBI. Des jeunes femmes dont le dos a été tatoué pour ressembler à des ailes de papillons.

Celui qui règne sur ce monde fascinant et effrayant est un homme aussi cruel que délicat que ses victimes ont baptisé "Le Jardinier". Son obsession : capturer, apprivoiser et immortaliser les plus beaux spécimens avant que leur beauté se fane.

Parmi les rares survivantes, il y a Maya, une étrange jeune femme. Plus l'enquête avance, plus elle se révèle être une énigme. Quels secrets dissimule-t-elle ? Au fur et à mesure que la jeune femme se confie, les enquêteurs sont emmenés loin, très loin, aux confins de la noirceur de l'âme humaine...

HALETANT ET MACHIAVELIQUE : UN EPOUSTOUFLANT BEST-SELLER.


Voici mon avis sur le livre :

Nous sommes dans une grande demeure, isolée de tout, entourée d'un énorme jardin pleins de fleurs, pleins de plantes rares où le FBI va faire une terrifiante découverte ! Cet endroit idyllique est peuplé de papillons mais ce ne sont pas des papillons comme les autres. Pour tout vous dire, ce ne sont pas des papillons, en réalité, ce sont des jeunes femmes qui ont des papillons tatoués dans le dos.

C'est à l'agent spécial Victor Hanoverian que l'on fait appel lorsqu'il faut s'occuper d'enquêtes un peu spéciales, d'enquêtes qui impliquent des disparitions, des sévices sur les enfants, les adolescents. Pour cette enquête qui nous intéresse, il va devoir interroger une jeune femme qui est censée être une victime mais au fil de leurs échanges, il ne saura plus sur quel pied danser, il ne saura plus si elle est victime ou bourreau... C'est là que son expérience, son instinct, son intuition, son côté psy va se mettre en marche ; il va devoir l'écouter attentivement, capter les signes qu'elle lui envoie bien malgré elle ; il va devoir l'obliger, si elle est le bourreau, à se dévoiler et à montrer le côté obscur qui l'entoure, à dévoiler le mystère qui entoure ce jardin, à nous raconter qui est ce psychopathe qu'elle nomme "le Jardinier"... Accrochez-vous parce qu'une seule question va appeler toutes les ressources du lecteur à écouter l'histoire de Maya qui va nous dire tout ce que l'on doit savoir... Ou pas !

L'histoire que va nous conter Maya est surprenante, étonnante, hallucinante ! Je dois vous avouer qu'au début de cette histoire, j'étais mal à l'aise, je ne savais pas trop où me mettre, comment me positionner dans cette histoire. L'auteur est allé très loin dans le côté sombre de l'âme humaine. On marche souvent sur des œufs, la boule au ventre mais la curiosité prend le pas sur le tout, on a envie de savoir et fatalement, on tourne les pages pour savoir qui est qui réellement et quel est le rôle de ces jeunes femmes dans toute cette macabre histoire.

Ce roman est très noir. Dot Hutchison pousse son lectorat dans une danse macabre qui montre toute la noirceur de l'âme humaine. Comment un seul homme peut-il mettre à mal autant de victimes à la fois ? Cet homme qui kidnappe des jeunes femmes innocentes pour en faire des objets, de simples objets qui ont une valeur inestimable...

Maya est un personnage insaisissable. On ne sait pas qui elle est, on ne sait pas pourquoi elle est encore vivante. Maya semble être déconnectée de la réalité ou de son corps ; c'est comme si son conscient était partie pour laisser place à son subconscient sauf que voilà, face à l'agent spécial Hanoverian et son collègue Eddison, elle nous paraît pas très crédible en tant que victime... Les deux hommes sont perplexes face à la jeune femme, et on ne peut que les comprendre. Plus Maya parle, plus des questions se posent, plus les réponses nous laissent finalement à penser qu'elle serait bien une victime... Il faut tirer les vers du nez de la jeune femme, et plus on avance, plus on se demande comment l'auteur a pu imaginer une histoire pareille.

J'ai eu parfois un peu de mal à lire ce roman, c'est le côté voyeurisme, intrusive qui m'a déplu. J'étais mal à l'aise, je ne savais pas où me mettre, j'avais envie de me cacher. C'est un sentiment que je n'aime pas ressentir en temps normal et là, c'était quand même le pompon pour le coup ; en tout cas pour moi ! La dureté de l'histoire, de l'imagination sombre de l'auteur ne m'a pas déplu même si parfois elle va un peu trop loin. C'est glauque, très glauque mais les amateurs du genre apprécieront assurément cette lecture !

Tout ça pour vous dire que ce roman noir plaira assurément aux amateurs du genre. Pour ma part, ce n'est pas la noirceur qui m'a dérangé mais le sentiment de voyeurisme que j'ai ressenti durant ma lecture qui m'a donné envie de me mettre dans un trou de souris par moment... Laisserez-vous tenter par cette lecture ?


Ma note :
Les lectures de la Diablotine



mercredi 20 octobre 2021

Fête de famille fatale de Juliette Sachs

Les lectures de la Diablotine

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous aujourd'hui ? Pour ma part, je n'ai pas trop la forme, j'ai un petit coup de mou mais j'espère que ça ira mieux demain. En attendant, laissez-moi vous parler d'un livre que j'aurai dû vous présenter en 2020...


Voici le résumé du livre :

Pour sa première réunion de famille en compagnie de Marc, son nouveau petit ami, et de ses beaux-parents coincés, Camille a tout prévu : les cours de bridge pour plaire à belle-maman et les bouquins de philosophie pour impressionner beau-papa. Evidemment, rien ne se passe comme prévu !

Les choses se corsent encore lors de la fête du village. Alors qu'elle sert une coupe de champagne à l'un des pensionnaires de la maison de retraite, il s'écroule, mort. Pour se disculper, une seule solution pour Camille : démasquer elle-même l'assassin.

Mais qui essaye par tous les moyens de lui faire porter le chapeau ? Et pourquoi l'ancienne petite amie de Marc est-elle aussi envahissante et insupportable ? Autant de mystères à résoudre si Camille veut sauver ces fêtes de famille... et sa peau !


Voici mon avis sur le livre :

Camille est journaliste. Elle est en couple avec son patron, Marc qu'elle aime depuis huit mois maintenant. Pour sa première rencontre avec sa future belle-famille, Camille ne va pas lésiner sur les moyens pour faire bonne impression auprès de ses beaux-parents. Le bridge n'aura plus aucuns secrets pour la belle qui va tout faire pour plaire à sa belle-mère et va écouter des livres audio sur la philosophie pour plaire à son beau-père sauf que voilà, si Camille a mis toutes les chances de son côté pour que ce week-end se passe bien, dans le meilleur des mondes, il en sera une toute autre histoire...

Lors d'une fête de village, Camille va faire la rencontre du meurtrier sauf qu'elle ne le sait pas encore... Fernand Guichard, pensionnaire de la maison de retraite du village va boire une coupe de champagne que lui aura servi la belle et paf ! Il va tomber raide mort ! En effet, il y avait une conséquente dose de cyanure dans la boisson. Camille va se sentir piéger et contrainte d'enquêter, elle se doit de prouver son innocence mais surtout de retrouver le coupable ! Pour la gendarmerie, il ne fait aucun doute de la culpabilité de notre journaliste et ce n'est pas Lucie, l'ex de Marc qui va se gêner pour relayer l'info à qui veut bien l'entendre. Pour Camille, trop, c'est trop ! Elle entend bien prouver son innocence et clouer le bec à cette pimbêche qui ne rêve que d'une chose, récupérer son Marc.

Un roman léger, frais, pétillant, et très addictif ! Voilà ce que je dirai si je devais le résumé en quelques mots. On se laisse vite prendre au jeu, on se laisse embarquer par Camille qui est attachante et touchante à la fois. Camille est drôle, gentille, pétillante mais surtout elle est amoureuse de Marc qu'elle regarde comme si il était la huitième merveille du monde. Marc a l'air d'être l'homme parfait.

Cette lecture légère est pleine de douceurs, d'humour, de scènes rocambolesques et même si on trouve très vite qui est le coupable, on s'en moque, ce qui compte, c'est de prendre du plaisir à suivre Camille dans cette aventure qui est un personnage très attachant et que j'ai beaucoup aimé.

La plume de l'auteur est belle, fluide, drôlissime à souhait, légère, très addictive. J'ai aimé la façon dont elle nous a présenté Camille, son personnage principal. Camille est un personnage haut en couleurs qui m'a fait du bien, qui m'a fait beaucoup rire, qui m'a permis de me vider la tête.

Tout ça pour vous dire que ce cosy mystery à la française est un livre idéal pour un moment de lecture détente sans prise de tête. Ce livre est idéal pour se changer les idées et se vider la tête ! Je vous le recommande vivement !


Ma note :
Les lectures de la Diablotine


vendredi 20 mars 2020

Mamma Maria de Serena Giuliano

Résumé :

"Ciao, Sofia, qu'est-ce que je te sers ? Comme d'habitude ? Et j'ajoute un cornetto, parce qu'il faut manger, ma fille !
- Oui, merci, Maria."
Je m'installe en terrasse, face à la mer, comme chaque matin depuis que je suis de retour en Italie. J'aime bien travailler au son des tasses qui s'entrechoquent. Et au Mamma Maria, j'ai toujours de la compagnie. Il y a ceux qui viennent tuer le temps. Il y a les enfants qui rêvent devant le comptoir à glaces. Il y a les ados qui sirotent un soda, monsieur le curé, et, surtout, mes partenaires de scopa.
Ici, on vient échanger quelques mots, partager un apéro, esquiver la solitude ou écouter Celentano. Moi, je viens pour me persuader que j'ai bien fait de quitter Paris... Et l'autre abruti.
Il fait quand même meilleur ici.
Et puis, on cherche aussi à profiter de la bonne humeur (ou non) de Maria, qui mène, comme une mamma, tout ce petit monde à la baguette.
Bref, j'ai enfin retrouvé mon village paisible.
Enfin, paisible jusqu'au jour où...

Mamma Maria, un ristretto d'Italie


Avis :

J'avais placé beaucoup d'espoir dans ce livre, je pensais même qu'il allait être mon premier coup de cœur de l'année mais ce ne fut malheureusement pas le cas... Et j'en suis la première déçue parce que ce livre est une petite pépite livresque qui fait un bien fou au moral mais voilà, il est trop court ! J'aurai aimé avoir encore quelques chapitres supplémentaires, l'épilogue m'a laissé clairement sur ma faim.

Sofia est de retour au pays après qu'elle eut le cœur brisé à Paris par un homme qui ne la mérite absolument pas. Son chez elle est un petit village de la côte Almafitaine qui se trouve en Italie. C'est un tout petit village où tout le monde connaît tout le monde, où les anciens ont vu les jeunes naître puis grandir, c'est un petit village où respire la joie de vivre, la bonne humeur, l'entraide et le soutien envers tous. Tout ce petit monde se retrouve au café du village, le "Mamma Maria", c'est une institution dans ce village et tous les habitués ont leurs habitudes 😉.

Ce roman est une ode à la vie qui fait un bien fou au moral malgré les thématiques abordées ici. Serena partage avec nous l'amour qu'elle a pour cette région, pour cette côté, pour ce petit village, pour les personnes/personnages qui se trouvent là-bas. On se prend facilement d'amitié pour eux, pour ces petits vieux qui égayent le quotidien de nos petits jeunes, pour cette Mamma qui régente tout dans ce petit village. Son bar se trouve face à la mer et Sofia prend plaisir à venir chaque jour chez cette Mamma qui lui donne le loisir de s'évader un peu, en compagnie d'un Amalfitano...

En revenant dans son pays, elle a retrouvé amour et réconfort. Maria prend soin d'elle, bien plus que sa propre mère. Elle s'assure qu'elle mange bien, qu'elle ne manque de rien. Maria connaît les habitudes de tout le monde et lorsque quelque chose ne tourne pas rond, elle s'inquiète et remue ciel et terre pour comprendre ce qui ne va pas.

Maria est une mamma qui a le cœur sur la main mais elle n'aime pas le changement, elle n'aime pas la nouveauté, elle n'aime pas être mise de côté. Elle aime se mêler de tout, de la vie des autres, elle est une véritable commère mais une commère qui ne veut que le bien des habitants de leur village.

Sofia est une jeune femme qui aime son pays, qui aime sa patrie, qui aime la vie mais l'amour est un peu vache avec la jeune femme mais on va la voir évoluer, changer pour aller de l'avant. C'est une jeune femme au grand cœur que l'on rêverait d'avoir pour amie.

Puis il y a les autres personnages (Ugo, Franco, Luciano) pour lesquels on se prend facilement d'affection, où la sympathie nous prend de suite pour cette galerie de personnages incroyables et gentils comme tout. Ces personnages ont tous une vie bien pépère et rangée, ils ont leurs petites habitudes, notamment leur partie de scopa (jeu de cartes) qu'ils jouent chez Maria.

Serena va nous parler de la peur de l'inconnu, des migrants, des étrangers, du racisme, de l'amour, de l'aide, de l'entraide aussi. Le tout est brillamment abordé et bien mené. Pour ma part, j'ai trouvé que l'auteur avait réussi le pari de nous montrer que tout n'est pas perdu, le message d'espoir qui est dans ce roman donne foi en l'humain. A côté de ces thématiques graves, il y a des moments de légèreté qui sont les bienvenus et qui m'ont bien fait rire ! On m'a prise pour une folle dans le RER ! Il faut dire que les personnages sont drôles à leur insu et les situations rocambolesques dans lesquelles peuvent se trouver Sofia sont drôlissimes.

Dans son roman, Serena nous distille un peu d'elle, et j'ai trouvé ce livre encore plus touchant et humain que jamais. Elle a abordé des sujets intéressants, touchants avec beaucoup de sensibilité. Mine de rien, elle nous amène à nous pousser des questions sur nous, sur notre vie, et nous renvoie vers ces thématiques.

La plume de l'auteur est fluide, sensible, humoristique et très agréable à lire. J'avais commencé la lecture de ce livre le samedi matin, juste avant ma rencontre avec elle et je l'ai terminé le soir-même ; sur le chemin du retour. Autant vous dire que j'ai regretté d'avoir dévoré ce livre parce que je n'étais pas prête à dire au revoir à ce petit village qui m'a beaucoup touché, ému.

Tout ça pour vous dire que je vous recommande vivement la lecture de ce roman, surtout en cette période de confinement. Portez-vous bien prenez soin de vous et de vos proches. Bonne future lecture à vous !


Note : 9/10


Nombre de pages : 232


Je remercie Eric Poupet pour cette lecture.

jeudi 19 mars 2020

Déjeuner en paix de Charlotte Gabris

Résumé :

Paris, une terrasse de café ensoleillée.
C'est l'heure du déjeuner, les gens font la queue. Les salades sont immangeables, une tasse de thé coûte huit euros, le personnel est abject. Mais les gens font la queue.
Une jeune provinciale est attablée, seule. A ses côtés, une parisienne attend son amoureux qui tarde à la rejoindre.

Deux femmes qui n'ont a priori rien en commun. Si ce n'est que l'une et l'autre se regardent, se jaugent, se moquent.
Peut-on parler fort, ne jamais sourire, et porter un panier en osier avec autant d'assurance et d'aplomb ? Se demande la première.
Peut-on boire un verre de vin en trinquant... Avec soi-même, et sembler heureuse malgré tout ? Se demande la seconde.
Mais sont-elles si différentes ? Et qui sont-elles pour se juger si durement ?
Charlotte Gabris s'amuse ici de la rivalité féminine avec malice.
Et si nous essayions, nous aussi, de déjeuner en paix ?


Avis :

Nous sommes à Paris, sur une terrasse d'un café. Nous allons faire la connaissance de deux jeunes femmes qui, a priori, n'ont rien en commun hormis de se retrouver sur cette terrasse.

L'une est provinciale et assume de manger seule, des escargots (beurk !). L'autre est parisienne. Elle semble attendre une personne qui n'est pas pressée de la rejoindre... Chacune à leur table, elles se regardent, elles s'observent, elles se jaugent mais aussi surprenant que cela puisse paraître, elles envient la vie de l'autre. Il faut dire que leur imagination débordante a fait son oeuvre mais la réalité pourrait en être tout autre...

Ce roman court mais bien mené nous invite à faire une parenthèse dans notre train-train quotidien le temps de ces quelques pages. J'ai pris plaisir à suivre les jeunes femmes dans leurs pensées les plus secrètes. On s'introduit comme des voyeurs dans leurs pensées, piquée par la curiosité. Elles nous montrent leur fragilité, leurs contradictions, leur côté humain et réel. Elles nous racontent leur parcours, le commencement pour l'une, la fin pour l'autre.

La plume de l'auteur est fluide, fraîche, dynamique, avec une touche humoristique qui n'est pas pour me déplaire. J'ai été conquise avec ce premier roman qui nous transmet un beau message de tendresse et d'amour. Pour tout vous dire, je ne connaissais pas Charlotte Gabris en tant que comédienne/dramaturge, je l'ai appris en lisant la fin du résumé. Je l'ai découvert en tant qu'auteur et elle a su me conquérir avec ce premier titre plein de tendresse, qui nous amène à nous poser des questions sur nous, notre vie.

Pour ce qui est de la fin, j'ai été bluffé ! Très étonnante et vivement appréciée. Je vous ai délibérément caché ce qui se trame dans cette intrigue finale parce qu'elle est surprenante et en vaut le détour. Je vous laisse le soin de la découvrir par vous-même.

Tout ça pour vous dire que ce roman court est efficace et nous offre une belle surprise ! Je vous invite vivement à découvrir cette petite histoire qui a tout d'une grande.


Note : 9/10


Nombre de pages : 164


Je remercie Eric Poupet pour cette lecture.

jeudi 19 décembre 2019

Les mécaniques du crime de Sylvain Larue

Résumé :

1853, hiver de l'Amour, printemps de la Mort... Aux premiers mois du Second Empire, Paris est en liesse : Napoléon III se marie ! Mais une explosion meurtrière vient endeuiller la lune de miel impériale lors de la nuit de noces. Et au son d'une mystérieuse petite musique, des bombes sont retrouvées un peu partout dans la capitale au fil du temps. Le Goupil et la Noble Cour doivent enquêter pour arrêter le mystérieux criminel qui signe ses méfaits d'un dessin de Cupidon et dont les actes pourraient nuire à certaines alliances politiques et commerciales entre la France et les autres nations de l'Europe.
Mais l'enquête révèle bien plus que de simples actes de terrorisme, et pourrait conduire le Goupil à trahir des êtres chers à son cœur, qu'il agisse dans l'intérêt de la justice ou pas...


Avis :

Bien malgré moi, j'ai pris le train en marche lors de la découverte de ce titre qui se révèle être le tome 4 de la saga "Une enquête de Léandre Lafforgue" qui nous raconte les histoires de ce personnage plus connu sous le nom de "Le Goupil". Le Goupil est un provincial qui est venu se perdre à Paris et qui est devenu un agent de la Noble Cour. Il est chargé de mener des investigations pour le gouvernement.

Pour tout vous dire, je suis vraiment embêtée de ne pas avoir pu découvrir les premiers tomes de cette série car cela m'aurait permis de mieux comprendre les tenants et les aboutissants, de mieux connaître notre protagoniste aussi mais rassurez-vous, si vous êtes comme moi et vous apprêtez à prendre le train en marche, il n'y a pas de souci, les affaires se suivent mais n'ont pas de liens entre elles.

Nous sommes au début du second empire, sous le règne de Napoléon III. Ce dernier s'apprête à épouser Eugenia de Montijo, comtesse espagnole. Mais comme vous le savez, nous sommes une période assez terrible. Napoléon est visé par des attentats à la bombe car le peuple se révolte de cet homme qui s'est sacré empereur tout seul. Le Goupil se sent également trahi mais sa loyauté reste sans faille envers lui. D'ailleurs c'est à Léandre que l'on va faire appel pour mettre la main sur les personnes qui ont intenté à sa vie, sur ces personnes qui mettent Paris à feu et à sang car dans une guerre, il y a toujours des dommages collatéraux et malheureusement, cela se fait dans la population qui n'a rien demandé...

A la lecture de ce livre, on ressent toute la passion qu'a l'auteur pour l'Histoire. Il a mené un gros travail en amont pour nous offrir un récit des plus justes, ce qui donne un excellent rendu. J'avais l'impression d'avoir fait des bonds dans le passé tant son récit est vivant et crédible. Il a la capacité a donné vie à ses personnages mais surtout à les orchestrer avec des personnes réelles qui ont fait parti de notre Histoire.

Sa plume est magnifique, très descriptive, pointilleuse (ce qui fait un bien fou !), très immergente. Les détails qui regorgent son roman coule de source, cela semble tellement naturel que s'en est bluffant ! L'intrigue est intéressante, le protagoniste attachant, les rebondissements sont admirablement bien dosés... Bref, tout est réuni pour passer un agréable moment livresque.

Tout ça pour vous dire que ce roman historique est très passionnant et ludique ! Entre complots, machinations, secrets, enquête, on n'a clairement pas le temps de s'ennuyer. Je vous encourage vivement à découvrir ce roman qui vous fera vivre l'Histoire sous un autre jour... Surtout si vous aimez les enquêtes policières [historiques] !


Note : 9/10


Nombre de pages : 441


Je remercie Eric Poupet pour cette lecture.

mercredi 30 octobre 2019

Jours de glace de Maud Tabachnik

Résumé :

Des trombes d'eau. Un vent infernal. En quelques minutes, la petite ville de Woodfoll dans le grand nord canadien est balayée par une tempête d'une violence inouïe. Plus d'électricité, plus de téléphone, un paysage de fin du monde.

Comme le reste de la région, la prison de haute sécurité n'a pas résisté à l'ouragan. La panne électrique a ouvert les portes, libérant quatre tueurs, parmi les pires de leur espèce, des violeurs, pédophiles et meurtriers récidivistes qui se retrouvent dans la nature.

Quand des cadavres sont retrouvés, sauvagement mutilés, les soupçons se portent forcément sur les évadés. Mais sont-ils les vrais coupables de ces atrocités ? Lou Grynspan, ancienne profileuse de la police du Québec, mène une enquête aux frontières de la raison. Un voyage au bout de l'enfer qui va hanter ses jours et ses nuits...


Avis :

Lou a décidé de quitter Montréal alors que sa carrière au sein de la police était en plein essor. Elle a décidé de poser ses bagages à Woodfoll, un bourg perdu qui se trouve à la frontière de Manitoba afin de panser les plaies de son cœur. Elle qui pensait se trouver dans une bourgade tranquille, elle s'est lourdement trompée car la petite ville près de laquelle elle vit, le gouvernement a construit une prison de haute sécurité inviolable, en tout cas sur le papier car un blizzard va venir contredire cette vérité !

En effet, un terrible blizzard va emporter sur son passage plusieurs riverains et il y a aura des pannes électriques à grande échelle ce qui signifie que la prison de haute sécurité n'est plus sécurisée comme il se doit... Les portes de prison automatiques se sont déverrouillées grâce à ce blizzard qui est une aubaine pour les meurtriers, psychopathes, violeurs et autres s*loperie qu'elle y renferme ! Une fois que ce blizzard est passé, les cadavres fusent. Des pauvres gens ont été sauvagement assassinés et je vous laisse deviner vers qui les soupçons se sont portés...

Qui s'est qui doit mener cette enquête et retrouver les gugusses qui se sont enfuis de la prison ? Je vous le donne dans le mille, il s'agit bien évidemment de Lou ! Mais elle n'est pas convaincu que les quatre évadés soient les coupable de ce meurtre.

Ce thriller ô combien noir et cruel est remarquablement bien mené ! C'est un thriller hors du commun, aussi glacial que le blizzard qui a balayé tout un pays pour nous offrir un récit aussi glaçant que possible ! Lou est un personnage à fort caractère et pour mener ce genre d'enquête, il faut non seulement en avoir dans la tête mais il faut un sacré courage pour arriver au bout de cette enquête.

La plume de l'auteur est sombre, noire, glaçante, flippante mais c'est tellement bien écrit qu'à la fin du récit, on en redemande forcément ! Maud Tabachnik a une plume descriptive, je n'avais aucune difficulté à m'imaginer les scènes qu'elle prenait plaisir à nous décrire, je visualisais ce blizzard qui causait des dégâts effroyables.

Tout ça pour vous dire que "Jours de glace" est un roman qui ne vous laissera pas de marbre et qui saura vous glacer le sang comme il se doit.


Note : 8/10


Nombre de pages : 319


Je remercie Eric Poupet pour cette lecture.

lundi 30 septembre 2019

La petite mort de Virgile de Christian Rauth

Résumé :

4 mars 2014. Ce jour-là, Gina Santos enterre son mari, Virgile. Toute la ville rend hommage à celui que l'on appelait le "petit Portos", modeste maçon devenu un entrepreneur prospère. Elio Figo, l'ami d'enfance, est là qui soutient la veuve. Arnaud Fortier, grand capitaine d'industrie, notable fortuné et responsable de la faillite annoncée de l'entreprise de Virgile, se fait discret dans la foule. Mais trois semaines plus tard, Elio Figo s'est jeté par la fenêtre, Fortier est sauvagement assassiné et les deux prêteurs sur gages de Virgile sont retrouvés carbonisés. Beaucoup trop de morts autour de la veuve, se dit Monsieur Yo, l'assureur qui vient de faire un virement de quinze millions d'euros à Gina. Yo mandate alors Timon Barthès, expert en arnaques aux assurances-vie. Une question se pose bientôt : qui est dans le cercueil de Virgile Santos ? Le détective sait-il qu'il va enquêter au pays des revenants ?

La Petite Mort de Virgile, destin croisé de trois hommes réunis à la vie à la mort pour l'amour fou d'une femme.


Avis :

Gina Santos se voit enterrer son mari Virgile qui est mort. Cet homme était très apprécié par la communauté. Toute la ville est venue lui rendre un dernier hommage avant de finir six pieds sous terre. Dans cette terrible épreuve, Gina est soutenue par Elio, l'ami d'enfance de son époux.

Si l'histoire commence sur un enterrement, on se dit facilement que ce qui nous attend pour la suite n'est pas très vendeur mais c'est à ce moment-là que l'ingéniosité de l'auteur entre en scène car une fois que Virgile est enterré, il y a des cadavres à la pelle qui tombe ! Pour le commandant Perrot, ces morts sont toutes suspectes ; pour lui, c'est l'oeuvre d'un serial killer. Ce qu'est loin de se douter le commandant, c'est qu'il connaît parfaitement le bourreau car pour tout vous dire il s'agit de Virgile, celui que l'on a enterré quelques jours plus tôt... Si c'est lui notre tueur en série, qui est enterré à sa place dans le cercueil ? Mais comment pourrait-il être revenu d'entre les morts suite au terrible accident de voiture qu'il a eu ? Est-ce que Gina est dans le coup ? Sait-elle que son mari est toujours vivant ?

Il faut dire que Virgile a pensé à tout ou presque et c'est ce que la pauvre Gina va comprendre. En effet, cette pauvre femme était loin de s'imaginer que son mari avait des rêves de grandeur et qu'il avait bien l'intention de faire profiter sa dulcinée comme elle ne l'aurait jamais imaginé sauf que voilà, c'est là qu'entre en scène Timon Barthès, un expert en assurances vie, spécialisé dans les arnaques. Ce qu'était loin de se douter notre comparse durant ses investigations c'est qu'il allait faire des rencontres avec l'au-delà... Je ne vous en dis pas plus et vous laisse le soin de découvrir sur quel os il a pu tomber...

Dans son roman, Christian Rauth nous dresse le portrait d'hommes et de femmes qui sont prêts à tout pour l'être qui est cher à leur cœur.

Beaucoup de personnages dans ce récit noir où l'amour est un puissant moteur. Comme dit si bien l'adage, tout arrive à point à qui sait attendre et bien c'est un peu ce qui se passe ici. Si au début, je me suis dit que cette intrigue simple allait perdre rapidement de vitesse, c'était sans compter sur le talent de l'auteur qui a su mener avec brio son petit monde à la baguette sans me perdre ! C'est un exploit car je n'ai pas eu besoin de revenir sur les pages d'avant pour être sûre d'avoir bien suivi l'histoire car l'auteur ne m'a perdue à aucun moment !

L'histoire est intrigante, la trame est bien menée. Les personnages sont bien fouillés, les questions fusent à vitesse dans notre esprit en voulant comprendre le pourquoi du comment. Lorsque Timon fait son entrée en scène, il faut dire que la dynamique du récit devient plus intéressante. Son travail le force à fouiller l'âme humaine, à faire des investigations qui vont l'amener à résoudre cet épineux problème.

L'auteur a pris la décision de nous offrir une narration multiple ce qui est une très bonne idée ici car cela nous permet de nous immerger encore plus dans le récit. Le roman se découpe en deux parties, la première qui nous donne des indices pour mieux amorcer et comprendre ce qui se passe dans la seconde.

La plume de l'auteur est belle, fluide, émotive, descriptive, immersive. Le danger, la tension est intense dans son récit, il a su doser le tout avec brio.

Tout ça pour vous dire que cette macabre histoire est à couper le souffle ! L'auteur a fait un pari risqué et ça paye. Je ne peux que vous encourager à faire la découverte de ce roman qui vous donnera des frissons mais pas comme vous le pensez...


Note : 9/10


Nombre de pages : 437


Je remercie Eric Poupet pour cette lecture.

mercredi 25 septembre 2019

Colère assassine de Stéphanie Exbrayat

Résumé :

Malheur à quiconque provoque la colère de Léa, trentenaire parisienne qui ne supporte pas l'incivilité. Un soir, en quittant sa salle de sport, elle entend l'appel au secours d'une femme enfermée dans les toilettes du sous-sol. Mais quand la prisonnière s'impatiente au point de devenir odieuse, Léa explose et part en l'abandonnant à son sort. Le lendemain, la femme est retrouvée morte...

Se retrouvant au cœur d'une machination diabolique, Léa pourra compter sur Rodolphe, policier chargé de l'enquête, qui, entre un petit garçon mutique et une ex-conquête rancunière, a pourtant déjà fort à faire dans sa vie privée !


Avis :

Je vous en faisais découvrir en juillet dernier "Personne n'a oublié", une lecture que j'avais énormément aimé c'est donc naturellement que j'ai voulu retenter l'expérience avec le nouveau titre de l'auteur qui m'a totalement convaincu !

Léa est une jeune graphiste de trente-trois ans qui est une célibattante au tempérament de feu. Enfin, elle a un homme marié dans sa vie mais ça tient plus d'un sex-friends que d'une véritable relation. Léa est le genre de nana qui n'hésite pas à s'attaquer à plus grand qu'elle et à remettre les gens à leur place si il le faut. Son truc ? C'est qu'elle a horreur de l'incivilité et j'aurai envie de vous dire moi aussi ! Je n'en peux plus de ces personnes mal polis qui ne pensent qu'à elles seules sans penser un temps soi peu aux autres. Bref, je m'égare légèrement. Comme je vous le disais, Léa est le genre de personne très gentille mais il ne faut pas la pousser dans ses retranchements parce qu'elle pourrait devenir votre pire ennemie et c'est ce que va apprendre une jeune femme à ses dépends... En effet, un soir, en voulant rentrer chez elle, elle va entendre des appels au secours d'une jeune femme. N'écoutant que son courage, elle va tenter de lui porter secours sauf que voilà, cette dernière, ingrate comme ce n'est pas permis l'a prise de haut ! Résultat des courses, Léa l'a laissée sur place comme une vieille chaussette et le lendemain, elle est retrouvée morte...

Rodolphe est père d'un petit garçon de sept ans qui ne parle plus depuis la mort de sa mère et  est accessoirement flic. Ce pauvre n'a clairement pas de chance avec la gente féminine qui le lui rend bien car Adeline, une de ses conquête a envie de lui briser les reins car il n'a pas daigné la rappeler. Pour lui, elle n'était que le coup d'un soir mais pour elle, c'était bien plus apparemment. Notre papa tout terrain va devoir mener l'enquête sur la mort de la jeune femme et je peux vous dire que ce ne sera pas une enquête de tout repos... Entre sa vie perso, sa vie amoureuse, sa vie de papa, son job et Léa, il a de quoi faire le gaillard !

Stéphanie Exbrayat nous offre un thriller psychologique comme je les aime ! Il y a des personnages touchants, attachants, un enfant que l'on a envie de câliner, une intrigue policière bien menée. J'étais aux anges durant ma lecture qui s'est terminée un peu trop vite à mon goût. L'auteur joue parfaitement au chat et à la souris avec ses lecteurs qui se demandent à quelle sauce ils vont être mangés !

Les chapitres sont courts ce qui rend le récit encore plus fluide et addictif que jamais. La narration multiple ajoute une dimension supplémentaire au récit qui le rend plus intense, plus vivant, plus vibrant.

La plume de l'auteur est frissonnante, riche, travaillée, fluide, très agréable à lire. J'adhère totalement au style de Stéphanie Exbrayat. Je n'ai pas lu ce livre, je l'ai dévoré !

Tout ça pour vous dire que ce thriller est une petite merveille à ne pas rater, j'ai passé un agréable moment en compagnie de personnages touchants et attachants pour certains et pour d'autres que l'on prend plaisir à détester... Et la torture psychologique est tout simplement frissonnante... A découvrir !


Note : 9/10


Nombre de pages : 298


Je remercie Eric Poupet pour cette lecture.

mercredi 15 mai 2019

Les misophones de Bruno Salomone

Résumé :

Damien est misophone. Tous les petits bruits du quotidien lui sont insupportables : les croustillements de pop-corn au cinéma, les aspirations interdentaires d'un voisin de table, les mastications de chewing-gum dans le métro... A sa solitude s'ajoute ce fardeau qu'il pense être seul à porter. Jusqu'au jour où il croise le chemin d'Alexi, serveur à la répartie grinçante.
Ces deux naufragés du cœur vont devenir complices grâce à leur misophonie. De leur handicap ils feront un atout. Leur vie, ballottée entre tumulte sentimental et chaos acoustique, va être bouleversée, pour le meilleur et pour le pire...

Damien et Alexi réussiront-ils à s'écouter pour mieux se soigner ?
Un roman vif, plein d'humour et d'esprit, qui aborde sans détour la misophonie, dont près de quinze pour cent des français sont atteints.


Avis :

Définition de misophone : ne supporte pas les petits bruits.

Avant de lire ce livre, je ne connaissais pas cette pathologie. Il faut dire que j'ai une ouïe sensible, que certains sons m'embêtent parfois mais pas comme ce pauvre Damien qui ne peut pas profiter pleinement des petits plaisirs de la vie.

Apparemment, il y a 15% des français qui seraient atteint d'hypersensibilité qui transforme les bruits du quotidien en grande souffrance.

Damien est hypersensible et souffre affreusement, en silence et seul... Il se sent terriblement seul, qui pourrait comprendre son mal être ? Il va faire une rencontre qui va lui changer la vie ! Il s'agit d'Alexi qui a les mêmes soucis que lui sauf que lui, n'en a pas encore conscience.

Bruno Salomone est atteint de cette pathologie et il a dit une chose intéressante, "il regarde les gens dans la bouche, pas dans les yeux". Avec beaucoup d'humour (après tout, c'est son métier !), il nous dresse le portrait de ce duo hors norme qui n'arrivera pas à accorder leurs violons ensemble. On va suivre ces deux âmes en peine qui vont essayer de composer ensemble sans vraiment y arriver...

La plume de l'auteur est belle, fluide, sensible, agréable à lire. Les personnages sont intéressants et attachants. On les suit, on les plaint, on a le cœur serré pour eux parce que la douleur qu'il ressente est palpable à la lecture de ce livre.

Tout ça pour vous dire que ce récit est généreusement croustillant, débordant de bruits en tout genre. Prenez votre pop-corn, installez-vous confortablement et découvrez l'histoire de Damien et Alexi...


Note : 8/10


Nombre de pages : 272


Je remercie Eric pour ce service de presse. 

samedi 20 avril 2019

Le retour du Jeune Prince d'A. G. Roemmers

Résumé :

Une jeune homme errant sur une route de Patagonie est recueilli par un automobiliste. L'adolescent est le prince d'une contrée lointaine qui explore l'univers. Dans les paysages désertiques et sauvages, les deux voyageurs, si différents, engagent un dialogue abordant avec simplicité les grandes questions de l'existence.

Au fil de leurs aventures, chacun apprend à écouter le cœur de l'autre et à tenter de trouver le vrai sens de la vie. Ce voyage se transforme peu à peu en une véritable quête spirituelle. Et, au bout de ce chemin, il y a le secret d'un mystère que nous passons parfois une vie entière à chercher : le bonheur...


Avis :

Alejandro G. Roemmers est un célèbre poète et auteur argentin au parcours atypique et incroyable ! Avant "Le retour du Jeune Prince", je ne connaissais pas du tout sa plume qui est simple, fluide, additive, très intéressante. Il a décidé d'écrire ce livre sur la quête du bonheur, sur l'éveil spirituel, sur la nécessité de vivre en harmonie pour partager avec nous, avec des mots simples mais qui viennent du plus profond de son cœur un récit hors norme.

Il roule seul, sur une route de Patagonie quand il voit un jeune garçon à moitié mort sur le bas côté. Il décide de s'arrêter et de lui porter secours. Mais d'où vient-il ? Qui est-il ? Comment a-t-il fait pour se retrouver ici ? Tout seul ?! Au fil des pages, de leur discussion, il comprend que ce jeune garçon ne vient pas de notre planète ! En effet, le lecteur le comprend assez vite et on fait vite la liaison entre le "Petit Prince" de Saint-Exépury. Ce petit garçon qui vient d'une planète éloignée de la nôtre pose beaucoup de questions à notre conducteur qui prend le temps et la patience de lui répondre. Il lui pose des questions sans filtres, sur l'homme, une chose intrigante. Il va donc lui poser des questions sur l'existence, sur la condition humaine, sur le courage, sur le bonheur, sur la joie de vivre... Il va lui répondre du mieux qu'il peut, en faisant appel à son expérience, son vécu, son savoir.

On comprend peu à peu que le Jeune Prince met déjà en application les paroles de son compagnon de voyage. Le Jeune Prince est passé de la théorie à la pratique depuis longtemps tandis que le conducteur lui s'est arrêté à la théorie. L'un écoute son cœur tandis que l'autre écoute sa tête ; ce qui n'est pas un mal en soi bien sûr mais il faut savoir écouter les deux... Et c'est ce message que l'auteur veut nous faire prendre conscience à travers son conte.

Alejandro met en lumière dans son livre ce qu'il considère comme essentiel et qui nous donne matière à réflexion. Ainsi, cela vous donnera peut-être des pistes pour changer votre perception des choses comme pour l'auteur avec Saint-Exépury.

J'ai eu la chance de pouvoir le rencontrer lors d'une soirée avec quelques blogueuses et nous avons pu constater que non seulement, il est un un orateur hors pair que l'on pourrait écouter parler pendant des heures mais qu'il est simple, qu'il prend tous les petits plaisirs que la vie a à nous offrir tous les jours avec le sourire, avec son cœur.

Comme je vous le disais, il a écrit ce livre tirées de ses expériences passées, il a voulu partager avec nous ses pensées, son raisonnement et sa conclusion sur la quête du bonheur. Dans son livre qui se veut être sous la forme d'un conte philosophique moderne mêle plusieurs genres littéraires comme le développement personnel, je vous propose beaucoup de livres sur ce point ; sur l'éveil spirituel et la philosophie pour nous aider à nous poser les bonnes questions.

Ce livre se veut simple, clair, accessible et joliment illustré. Ma fille de dix ans qui a déjà lu "Le Petit Prince" a tout de suite fait la liaison avec le livre d'Alejandro, dès la couverture, elle a fait le rapprochement. Elle a voulu le lire, elle est en déjà a plus de la moitié du livre et aime beaucoup ! On en discute ensemble et je suis émerveillée de constater qu'elle comprend parfaitement cette histoire, toute seule, sans moi pour lui expliquer les choses.

Tout ça pour vous dire que ce livre est un magnifique conte philosophique qui est à la portée de toutes et tous. Il ne faut pas se priver de le découvrir, quitte à sortir de votre zone de confort le temps de quelques pages.


Note : 10/10


Nombre de pages : 165


Je remercie Eric pour cette magnifique lecture !

Voici quelques photos souvenirs que j'ai sélectionné :
© photos Eric Poupet

mardi 27 novembre 2018

Pas d'amour sans amour d'Evelyne Dress

Résumé :

Éva, célibataire de quarante ans, n'a pas fait l'amour depuis trois ans. Elle est belle, dynamique, branchée, mais les hommes se montrent quelquefois si décevants...
Réactiver ne va pas être facile, car, pour elle, "pas d'amour sans amour".

Une comédie de mœurs drôle et décontractée, clin d'œil aux années quatre-vingt-dix.


Avis :

Un livre singulier qui me parlait par moment et puis parfois un peu moins mais dans l'ensemble, je pense avoir compris la volonté, le besoin de l'auteur d'écrire ce livre.

Ce livre est écrit sous forme de journal intime mais sans date, ce sont des chapitres mais l'histoire se suit bien dans le temps même si cela n'a pas réellement de connexion.

Nous suivons les pensées et les volontés d'Evelyne/Éva, son alter ego. Éva a quarante ans. Elle se trouve à un tournant de sa vie physique et sentimentale inexistante depuis trois ans. Grâce aux nombreux flash back, on ne fera que la terrible constatation qu'elle n'a pas eu de chance en amour. Ses relations ont toutes été catastrophiques et il faut dire qu'elle n'a pas forcément eu de bons exemples.

En sortant de sa visite chez le gynéco, elle est dépitée, qui ne le serait pas à sa place ! Ce dernier lui a fait comprendre qu'elle devait remettre la machine en route fissa... Elle décide donc de se trouver un homme pour que son corps se remette à vibrer dans les bras d'un homme ou du moins que son anatomie revive dans les bras d'un homme...

Elle va partir à la recherche d'un homme à aimer parce que pour elle, il est inconcevable d'avoir des rapports avec un homme si il n'y a pas de sentiments, pas d'amour ! Autant vous le dire, la quête de l'homme idéal ne sera pas de tout repos.

Éva est un personnage que j'ai eu parfois du mal à suivre et à comprendre. Elle semble déstabiliser et est déstabilisante. Elle vit avec sa famille dans le même immeuble. Sa mère est à l'étage du dessous tandis que sa sœur est à l'étage du dessus. On entre chez elle comme on entre dans un moulin ! Sa mère n'annonce pas sa venue et fait comme si elle était chez elle tandis que sa sœur lui confie ses mômes pendant qu'elle va voir ailleurs si son mari y est ! Je peux vous dire que je l'ai plains à de nombreuses reprises parce que franchement vivre avec sa famille aussi près d'elle, n'est pas un atout majeure surtout quand on est en quête d'un amoureux.

Si l'histoire est pas mal, ce qui m'a dérangé c'est la façon dont l'auteur l'a amené. J'ai eu l'impression à de nombreuses reprises de sauter des passages du récit mais ce n'était pas le cas (j'ai fait machine arrière à plusieurs reprises pour vérifier que les pages n'étaient pas collées les unes aux autres. Sauter des pages cela arrive après tout !) ; comme si on avait coupé le récit pour que l'on ne comprenne pas les tenants et les aboutissants. On peut passer d'une phrase à une autre sans que cela ait ni queue ni tête. Je peux vous dire que c'est étonnant et perturbant.

Tout ça pour vous dire que je suis assez partagée avec ce livre. J'ai adhéré à la génération de ces femmes qui se sont battus pour nos droits mais j'ai l'impression d'être passée à côté de l'essentiel et cela me perturbe encore, à l'écriture de ma chronique... Mais d'un autre côté, "Pas d'amour sans amour" est une lecture intéressante, surprenante à laquelle je n'ai pas totalement adhéré mais qui trouvera assurément son public.


Note : 7/10


Je remercie Eric Poupet pour ce service de presse.