jeudi 24 mai 2018

Toxique de Niko Tackian

Résumé :

ELLE AIME SABOTER LA VIE DES AUTRES,
ELLE N'ÉPROUVE AUCUNE EMPATHIE,
ELLE POURSUIT UN BUT. ELLE EST TOXIQUE

Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas. Nous sommes en janvier 2016.
La directrice d'une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l'hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe 3 de droit commun, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.
A première vue, l'affaire est simple, "sera pliée en 24 heures", a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu'il n'y paraît.


Avis :

En démarrant ma lecture, j'étais loin de me douter de la complexité de l'ouvrage. C'est d'ailleurs ce qui m'a de suite enchantée ! L'auteur ne nous offre pas une histoire mais deux ! Une histoire dans l'histoire pour mieux endormir son lecteur et activer ses sens comme jamais !

Nous allons découvrir Tomar Khan, flic à la très célèbre "36 Quai des Orfèvres". Sa réputation n'est plus à faire. On le connaît pour sa droiture et pour son acharnement à faire son job. On lui a même donné le surnom de "Pitbull" comme le chien qui ne lâche pas prise, pareil pour notre flic ! Il ne lâche rien et se fie beaucoup à son instinct qui ne le trompe presque jamais...

Tomar a un passé un peu trouble, compliqué. Son histoire va nous être racontée au fil du temps, avec parcimonie parce que sinon ce ne serait pas drôle. On comprend les démons qui le rongent de l'intérieur et pourquoi ses qualités de flic sont aussi bons.

En parallèle, nous avons le meurtre d'une directrice d'école maternelle. Le coupable sera vite retrouvé, interpellé. Emballer, c'est pesé ! Les enquêteurs l'ont dit eux-même, en moins de vingt-quatre heures, l'affaire sera bouclée sauf que voilà, Tomar a des doutes. Son intuition (je dirai même sixième sens) lui dit que sous cette banale histoire se cache quelque chose de bien plus complexe...

Lorsque le véritable coupable est mis en lumière, on peut dire que l'auteur ne fait pas dans la demi mesure ! J'ai beaucoup aimé cette façon qu'il a eut de nous présenter les choses car en fait, nous, lecteurs, savons tout ce qui se passe avant les flics. La seule question qui nous turlupine durant toute la lecture est : comment l'auteur va amener les flics sur les traces du coupable ?...

J'adore tout ce qui est thriller psychologique, vous le savez alors ici j'ai été servi avec l'auteur qui manipule comme des pantins ses personnages. On voit les personnages qui en manipulent d'autres pour le plaisir de les détruire. C'est flippant de se dire que l'on peut avoir dans son propre entourage un manipulateur qui prend plaisir à nous rendre malheureux ou pense à nous détruire. Le sociopathe de ce roman m'a fait un peu froid dans le dos, je ne peux vous en dire davantage de peur de vous spoiler mais sachez que cela a été très bien amené par l'auteur même si j'ai eu des sueurs froides 😅.

La psychologie des personnages est bien développée, est bien menée. L'enquête est bien ficelée, elle n'est pas plate bien au contraire, l'auteur nous offre des rebondissements de qualité et des scènes vraiment géniales.

Les chapitres sont courts ce qui fluidifie davantage la lecture. Les lignes défilent, les pages se tournent à une vitesse folle jusqu'à ce qu'on arrive au dénouement final.

Je suis heureuse d'avoir pu découvrir la plume de l'auteur et ce livre. C'est une belle découverte que je ne peux conseiller aux fans du genre.

Je déplore juste d'avoir raté Niko Tackian à deux reprises en espérant que la prochaine fois sera la bonne !


Note : 8/10


Je remercie le Livre de Poche pour ce service de presse.

mercredi 23 mai 2018

La dame du manoir de Wildfell Hall d'Anne Brontë

Résumé :

L'arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur.

Qui est cette msytérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ?


Avis :

Après vous avoir parlée de la version collector de "Shirley", je vous parle aujourd'hui de la version collector de "La dame du manoir de Wildfell Hall" qui a vêtu une très belle robe. Je ne sais pas vous mais j'aime beaucoup la première de couverture. Elle est simple, belle, épurée.

J'ai beaucoup aimé la lecture de cet ouvrage pour ses personnages. J'ai aimé la façon qu'a eu l'auteur de nous présenter son récit, les points de vue des personnages. Point étonnant pour l'époque, nous commençons par le point de vue de Gilbert puis celui de Helen. J'aurai pensé que l'auteur aurait fait le contraire comme ses consœurs.

J'ai apprécié découvrir Helen dans le regard de Gilbert et des personnages secondaires, j'ai trouvé ça original et agréable. Helen est un personnage que j'ai grandement apprécié au contraire de Gilbert où j'ai eu un peu de mal avec lui. Au fil des pages où l'histoire prend place, on se dit qu'elle a bien fait de repousser les avances de cet homme. Comme quoi, si je ne le sentais pas dès le départ, il y avait bien une bonne raison !

Monsieur Lawrence est un personnage fort apprécié et appréciable au contraire de Gilbert. On sent qu'il y a quelque chose entre Helen et lui...

Lorsque Helen reprend la parole, sous forme de journal intime, j'ai été littéralement transporté par ces mots, par ces pages que je tournais sans m'en apercevoir tant j'ai été happé par ces mots. Cela faisait bien longtemps que je ne mettais pas autant éprise d'un classique.

Mais lorsque Helen a décidé d'épouser Huntington, j'ai été abasourdie, je suis tombée sur les fesses. Je n'ai pas compris sa volonté de se précipiter elle-même aux enfers ! Elle espérait mettre Arthur sur le droit chemin mais ce sera tout le contraire ! A partir de ce moment, j'ai été tellement triste pour Helen que j'en ai limite pleuré, c'est rare mais ça a le mérite d'être souligné.

Arthur est un véritable monstre, il fait subit à cette pauvre Helen des choses tellement horrible que j'en ai eu le souffle coupé à de nombreuses reprises. Cela m'a fait penser à un film que j'ai regardé ce mois-ci sur canal (je ne me souviens plus du titre) où le personnage principal vit un enfer sans nom à cause de son mari religieux.
Arthur est tellement dur, forgé dans sa religion qu'il ne voit pas ou au contraire, il est tellement sadique qu'il voit pertinemment le mal qu'il cause à son épouse. Helen n'entre pas dans son moule, elle est rebelle, indomptable mais c'est ce qui fait son charme, en tout cas, pour moi.

Lowborough était à la recherche d'une femme qui pouvait le sauver alors que Helen cherchait dans le même temps un homme à sauver. Elle s'est malheureusement trompée d'homme... Mais Helen la pieuse va tout faire pour sauver son mari de l'enfer qui l'attend... Elle réussira à sauver un homme mais pas le sien...

La plume d'Anne Brontë n'a rien à envier à ses sœurs. Elle est belle, magnifique, rythmée. On n'a pas le temps de s'ennuyer tant elle est dynamique, fluide. Son plus ? Elle n'a pas peur d'écrire ce qu'elle pense, ce qu'elle veut ! Dangereux pour l'époque mais tellement dans l'air du temps !

Tout ça pour vous dire que "La dame du manoir de Windfell" est un beau roman qui est en avance sur son temps ! Une fois n'est pas coutume avec les sœurs Brontë. Je ne peux que vous le recommander, surtout si vous avez une part de féminisme en vous 😉.


Note : 8/10


Je remercie LP Conseils pour ce service de presse.

J'ai perdu Albert de Didier van Cauwelaert

Résumé :

Pourquoi, après vingt-cinq ans de cohabitation, l'esprit qui hante Chloé l'a-t-il soudain quittée pour sauter dans la tête d'un garçon de café, Zac, apiculteur à la dérive qui ne croit en rien ? La situation est totalement invivable, pour elle comme pour lui, d'autant que cet esprit qui s'est mis à le bombarder d'informations capitales et pressantes n'est autre qu'Albert Einstein...

Dans une comédie romantique haletante où la spiritualité s'attaque aux enjeux planétaires, Didier van Cauwelaert invente avec bonheur une nouvelle forme de triangle amoureux.


Avis :

Pour tout vous dire, je n'ai pas lu la première de couverture. J'ai voulu découvrir ce livre à cause du titre, de la première de couverture que je trouve très belle et pour l'auteur dont j'avais apprécié ces précédents livres. Ce qui m'a fait tiqué une fois en main, c'est le triangle amoureux mais heureusement que cela n'en est pas réellement un...

C'est un roman que j'ai beaucoup apprécié et je comprends pourquoi il y aura une adaptation cinématographique. J'espère que celle-ci sera aussi bonne et fidèle à l'ouvrage.

Ce roman est bourré d'humour comme je les aime ! Les protagonistes sont originaux, sont attachants et tellement barrés que cela donne un récit du tonnerre surtout quand vous avez Albert Einstein qui s'invite dans la partie !

En effet, l'esprit d'Albert Einstein plane sur ce récit et c'est d'ailleurs lui qui va réunir Chloé et Zac... Comment ? C'est très simple ! Chloé est une célèbre voyante qui est connue pour ses dons extralucides. En effet, la belle se fait du pognon sur le dos d'Einstein qui squatte son cerveau depuis qu'elle est gosse. Elle a appris à vivre avec lui, en harmonie. Après tout, c'est son gagne pain !

Sauf qu'un jour, Einstein va se faire la belle pour aller migrer dans la tête de Zac, un apiculteur solitaire qui se serait bien passé de cet invité indésirable ! Lui qui était seul depuis tellement longtemps va se retrouver avec un spectre au-dessus de sa tête qui va le rendre chèvre... Ou pas !

Ce roman totalement loufoque avec un scénario invraisemblable est très cohérent et bien écrit ! La plume de l'auteur est simple, fluide, efficace. J'aime beaucoup son phrasé, sa façon d'écrire, son style. J'ai adoré apprendre des choses sur Albert Einstein que je ne connaissais pas tant que ça finalement.

J'ai aimé la prise de risque qu'a pris l'auteur en laissant Einstein être le narrateur de ce récit. C'est original, il fallait oser ! C'est un bel hommage que rend l'auteur à Albert Einstein qui met cet homme de lumière au devant de la scène. J'ai parfois eu l'impression d'avoir affaire à ce génie durant ma lecture. Je ne le connaissais pas comme je vous le disais plus haut mais j'ai l'impression que l'auteur a bien cerné le personnage.

Albert Einstein est revenu dans notre siècle et est désolé de constater que ses travaux sont restés inachevés et que certaines de ses recherches sont restés à l'état de recherche... Passée la douloureuse, il va se prendre à jouer les marieuses ou Cupidon, et c'est plaisant à découvrir...

Pour ma part, je ne peux que vous conseiller de faire comme moi, se lancer dans la lecture de ce récit où le génie sait encore faire parler de lui.


Note : 8/10


Je remercie Gilles Paris pour ce service de presse.