mardi 14 juin 2016

Interview de Juliette Duval



- Bonjour et merci de m’accorder cette interview ! Pouvons-nous nous tutoyer ou vous préférez le vouvoiement ?

- (Le tutoiement me va très bien, je trouve toujours un peu étrange de se vouvoyer sur les réseaux sociaux… l’influence américaine, peut-être !)


Question n°01 : peux-tu te présenter en quelques mots ? (Je veux tout savoir même ce qui n’est pas avouable, cela restera entre nous… et les lectrices !).

Je crois au coup de foudre, comme dans les romances : je l’ai rencontré et ça fait plusieurs années que nous sommes mariés (nous avons fêté nos noces de cristal cette année, je vous laisse chercher si vous êtes curieuses). J’ai une passion pour les groupes de rock (je chante comme une casserole, mais l’homme de ma vie est musicien), pour San Francisco (un jour j’irai vivre là-bas) et pour les chats (comme tout bon écrivain qui se respecte). Mon sport préféré est la lecture intensive. Je dors peu, ce qui est bien pratique pour écrire la nuit et je bois deux litres de thé par jour. Mes héroïnes ne me ressemblent pas du tout, ce qui est tout l’intérêt d’être écrivain : avoir plusieurs vies.


Question n°02 : comment es-tu tombée dans l’écriture ?

La première fois que j'ai pris la plume, c'était pour réécrire la fin d'un roman : pour moi l'histoire d'amour ne pouvait pas se terminer comme ça (mal, en l’occurrence), c'était juste impossible. Donc, j'ai rédigé une version qui me satisfaisait davantage, avec baisers, fleurs et serments d'amour éternel… Cette version doit toujours dormir entre les pages d'un vieux cahier au fond de ma cave. Je crains qu'elle n'ait été fort mauvaise, mais elle m'a permis de prendre conscience que j'adorais écrire. Les vieux cahiers qui suivent sur la pile sont remplis d'histoires originales (autant commencer du début, tant qu’à écrire), qui se sont peu à peu améliorées au fil des pages. Pas de secret : c'est en forgeant qu'on devient forgeron et en écrivant qu'on devient écrivain.


Question n°03 : peux-tu nous dire comment t’es venue l’idée de ton roman ?

Quand je commence un roman, ce sont toujours les personnages qui me viennent en premier. En l’espèce, c’est Jason qui s’est imposé, il a adopté Prince (qui ne s’appelait pas comme ça à la base, d’ailleurs, il a changé plusieurs fois de nom et de couleur de poils) et pour finir, Kim est arrivée avec ses rêves de grands horizons… Il ne me restait plus qu’à trouver comment tout ce petit monde allait interagir.


Question n°04 : quel est ton rituel d’écriture ?

Je m’assieds dans mon fauteuil préféré, au milieu de mes livres, j’installe mon ordinateur portable sur mes genoux… et là, mon chat rapplique en mode « je veux des papouilles », se cale entre mon ventre et le clavier et commence à baver de bonheur. C’est bon, on peut démarrer.


Question n°05 : es-tu vieille école : papiers/crayon ou moderne : tablette/pc pour écrire ?

Un peu des deux : je travaille sur papier au moment de poser la trame et les personnages, car c’est une méthode qui, pour moi, est plus favorable à la réflexion. En revanche je rédige directement sur ordinateur.


Question n°06 : à quel moment écris-tu ? Dès que l’inspiration te vient ? Il n’y a pas de moments précis ?

J’écris surtout quand j’ai le temps ! En ce moment c’est surtout le soir, entre 20h30 et minuit…


Question n°07 : quel est ton auteur préféré et pourquoi lui ? Quel livre a fait qu’il soit ressorti du lot ?

Pourquoi un seul ? C’est trop cruel… En plus j’ai toujours tendance à préférer le dernier que j’ai lu. De façon générale, j’adore les sagas situées dans un univers particulier (par exemple les Chicago Stars de Susan Elizabeth Phillips, les Stage Dive de Kylie Scott, les Wild Seasons de Christina Lauren...) et la « small town romance » dans laquelle on s’attache également à un lieu (par exemple, la série des Fools Gold de Susan Mallery, les Lucky Harbor de Jill Shalvis…) Parmi mes collègues Additives, j’ai un faible pour Emma Green, mais c’est Nina Marx et son « Rock you » qui m’ont fait connaître la maison !


Question n°08 : thé ou café ?

Thé ! Contrairement à Kim qui en boit des litres, je n’aime pas du tout le café (à mon grand regret d’ailleurs, ce serait bien pratique pour demeurer réveillée tard le soir).


Question n°09 : sucrée ou salée ?

Salé. Mmm, le bon roquefort bien crémeux ou le beaufort qui crisse sous la dent…


Question n°10 : quel est ton plat et dessert préféré ?

Du pain tout chaud sorti du four. Avec un morceau de fromage et un grand verre de smoothie fraîchement pressé, ça fait un repas tout à fait équilibré et pratique à manger devant son écran.


Question n°11 : ta couleur préférée ?

Bleu comme les yeux de Jason ou doré comme ceux de Joshua ? J'hésite...


Question n°12 : pourquoi nous faire une histoire avec un chat ?

Je trouve bien que Jason, qui avait les moyens de se payer un chat de race, soit allé adopter un malheureux dans un refuge (un point pour le héros). Et par certains côtés, Kim ressemble un peu à une chatte sauvage qu'il va lui falloir apprivoiser…

De toute façon les chats domineront un jour le monde.


Question n°13 : quel est ton style de musique ?

Pop-rock au sens large. Par exemple, durant l'écriture de « Ma rock star, son chat et moi », j'ai écouté en boucle le dernier album de Coldplay (ma famille bénit l'invention des écouteurs) (moi aussi parce que pendant ce temps, l'homme de ma vie travaillait « Psycho » de Muse à la basse et c'est pas du tout la même ambiance).


Question n°14 : quel est ton genre littéraire ?

La romance, au sens large, avec une préférence pour la comédie romantique.


Question n°15 : tu es livres papiers ou e-books ?

Papier quand je suis chez moi, e-books quand je me déplace.


Question n°16 : que lis-tu en ce moment ?

« Protège-moi… de toi » de Rose M. Becker, en ebook, et le second tome de « Neon Dreams » de Casey Quinn en papier (je vous ai déjà dit que j’adorais les histoires sur les groupes de musique ?) (et oui, je lis toujours deux trucs à la fois)


Question n°17 : peux-tu  nous parler de ton dernier bébé ? (Je n’ai pas encore lu le premier épisode).

Bad Games est une histoire d'amour interdit, avec une héroïne qui cherche sa voie… et trouve l'amour. En plus il y a une petite fille très mignonne (enfin, quand elle veut).


Question n°18 : quel livre me conseillerais-tu et pourquoi ?

Tout dépend des livres que tu aimes. Je ne crois pas qu'on puisse conseiller un livre à tout le monde dans l'absolu, parce que la lecture est un acte intime, qui trouve une résonance dans ce que nous avons de plus personnel (c'est aussi pour ça que je trouve que critiquer certains genres ou certains auteurs populaires n'est pas très respectueux pour leurs fans, même si nous, ce n'est pas notre truc). Donc il faut bien connaître la personne qu'on conseille pour pouvoir le faire.

(Sinon Bad Games est très bien ; en tout cas je me suis bien amusée en l'écrivant, j'espère que les lecteurs s'amuseront aussi en le lisant!)

C’est juste !


Question n°19 : pourquoi une rock-star pas un avocat ou un journaliste ?

Personnellement je trouve une rock-star bien plus sexy qu'un avocat (et pourtant j'ai fait des études de droit) (c'est peut-être pour ça, remarque).


Question n°20 : j’ai lu ton livre dans son intégralité en moins de vingt-quatre heures et je dois te dire que je l’ai beaucoup aimé ! Mais… Pourquoi avoir choisi « Prince » comme prénom ? « O’Malley » me plaisait bien, et quand tu liras ma chronique, je suis certaine de te faire sourire à ce moment-là.

En fait O'Malley est le surnom que lui donne Kim. Mais pour un chat de rock-star, Prince est plus approprié, non ? (Et là je me dis que tout le monde a loupé la référence au chanteur...)

Non justement ! J’ai tout de suite pensée au chanteur (RIP) !


Question n°21 : as-tu un chat ?

J'en ai même deux ! Prince est un condensé de leurs petites manies (j'en ai effectivement une qui vendrait son âme pour des crevettes). Et comme Prince, elles ont été adoptées en refuge animalier.


Question n°22 : aimes-tu la photographie ? Pourquoi avoir choisi une héroïne globe-trotter photographe ?

Je suis celle qui dans toutes les rencontres quémande : « tu m'enverras des photos, hein ? » parce que je ne pense jamais à en prendre. (Quand je vous dis que mes héroïnes ne me ressemblent pas…) Pour le côté globe-trotter, c'est lié à la façon dont elle a été élevée : elle reproduit le mode de vie de ses parents. Par ailleurs, Kim est quelqu'un qui se méfie des émotions et la photographie est pour elle un moyen de tenir le monde à distance.


Question n°23 : quel est ton film préféré ? Celui dont tu connais les dialogues et que tu peux regarder des millions de fois sans te lasser.

Love Actually. (Hugh Grant président !)


Question n°24 : Juliette Duval est ton pseudo. Il est français. Pourquoi ne pas avoir choisi un pseudo à connotation américaine ?

Je ne comptais pas cacher le fait que je suis française : j’adore communiquer avec mes lectrices et c’est quand même plus facile à gérer ainsi ! Quand mes éditrices m’ont proposé Juliette Duval, la sonorité m’a toute de suite plu, c’est donc celui que nous avons retenu.


Question n°25 : il y a beaucoup d’actions, d’humour dans ton roman. C’est très rythmé et j’ai beaucoup aimé ton style ! Es-tu un peu comme Kate ?

Kate (la maman de Kim) est une artiste dans le sens hippie du terme. C'est quelqu'un que j'aimerais beaucoup avoir comme amie, mais elle ne me ressemble pas du tout !


Question n°26 : si tu devais partir sur une île déserte, qu’amènerais-tu ?

Un ordinateur avec une connexion internet.

Exit la connexion internet ! Ce serait trop facile !

Mais euh… J'ai droit à l'électricité, quand même ? Sinon, une réserve de carnets et de stylos, et un pigeon voyageur.

Pas d’électricité mais un stock de papiers et de stylos (avec un pigeon voyageur pour envoyer tes manuscrits à ton éditrice !).


Question n°27 : dans ta chick-lit, il y a une petite morale qui je dois dire m’a beaucoup plu ! Tu donnes matière à réfléchir. Ça t’est venu naturellement ? C’était une volonté de ta part ? Tu avais envie de faire passer ce message à ta façon ?

Pour moi, la comédie romantique est avant tout une littérature de divertissement : le but, c'est que le lecteur passe un bon moment et referme le livre le sourire aux lèvres. Ça n'empêche pas que les héros aient leurs propres valeurs (avec lesquelles on peut être d'accord ou pas, d'ailleurs) et véhiculent ainsi des messages. Contrairement à ce que voudraient nous faire croire certains médias, la romance n'est pas une littérature pour décérébrées...


Question n°28 : l’action de ton livre se passe essentiellement aux Etats-Unis. Pourquoi ?

Parce que San Francisco est ma patrie de cœur (pour ce qui se poseraient la question : oui, je connais la ville, même si je n'y a pas passé autant de temps que j'aurais voulu). D'ailleurs Bad Games se situe dans le même cadre (et un peu plus au nord aussi, dans la Silicon Valley). Mais pour la suivante, promis, je reviens en France. Notre pays aussi peut offrir des cadres enchanteurs !


Question n°29 : les photos de Kim son essentiellement concentrées sur les demeures pour son exposition. Es-tu fascinée par les bâtisses d’antan ?

C'est vrai ! D'ailleurs, ma prochaine série après « Bad Games » aura pour cadre un château, en principe… (c'est un secret, ne le répétez pas).


Question n°30 : as-tu  un mot à dire à tes lectrices ? Alors c’est à toi !

Merci d'être là, merci d'avoir acheté « Ma rock star, son chat et moi », d'avoir relayé les sorties, posté des messages sur la page, laissé des commentaires, des chroniques, des petits cœurs… Je vous adore. L'écriture est un exercice solitaire. J'aime beaucoup ce moment où je suis dans ma bulle avec mes personnages, mais une fois le point final posé, ce sont les lectrices qui reprennent l'aventure. C'est à travers elles que les personnages vont continuer à vivre et ce sont leurs retours qui donnent à l'auteur l'envie de créer de nouvelles bulles... Alors merci aussi pour Jason, Kim, et même Prince. Et j'espère vous retrouver en compagnie de Carrie, Joshua et la petite Heidi.

Je te remercie de t’être prêtée au jeu des questions/réponses ! J’espère qu’on aura l’occasion de se voir, mon livre est en attente d’un beau gribouillage de ta part !

Je remercie Sophie pour sa gentillesse et de m’avoir donné la possibilité de réaliser cette interview.

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