jeudi 4 février 2016

Interview d'Eva de Kerlan, auteur d'un "Journal d'un Gentleman"



- Bonjour Eva et merci de m’accorder cette interview !

- Bonjour, je suis ravie de te rencontrer.


Question n°01 : parles nous de toi, je veux tout savoir même les choses inavouables ! (Ça restera entre nous).

Peut-être pas tout, il faut garder un peu de mystère, non ? je suis une maman, une grande rêveuse. Je suis freelance dans le secteur de l’édition après y avoir été salariée pendant une dizaine d’années. Je dévore des livres depuis que je suis gamine… et j’habite pas trop loin de Paris – pas trop près non plus.


Question n°02 : quel livre lis-tu en ce moment ?

Malheureusement, aucun : je n’en ai pas le temps actuellement. Mais mon dernier livre de chevet s’intitulait Les mendiants de la mer.


Question n°03 : thé ou café ?

Ni l’un ni l’autre : chocolat chaud !


Question n°04 : quel est ton genre littéraire ?

La fantasy, avec un brin d’Histoire et d’aventure.


Question n°05 : quel est ton auteur préféré ?

La question impossible à répondre ! J’en ai des tas, des auteurs préférés : Jean Auel, Marie Stewart, Maurice Druon, Robin Hobb… et encore, je pourrais t’en citer plein d’autres ! Chacun a des qualités uniques dans le style d’écriture, les sujets abordés, l’imagination, qui me séduisent. Je ne peux pas les départager : c’est trop dur !


Question n°06 : quel est ton livre préféré, celui dont tu es fière d’exhiber dans ta bibliothèque ?

La deuxième question impossible à répondre ! C’est pareil que tantôt, j’ai beaucoup de livres que j’adore, et dans des thématiques très variées… Le petit prince, les mémoires de Zeus, Ilium… Je ne vais pas tous te les citer, sinon on reste ici jusqu’au petit matin !
Mais parmi tous ces livres que j’aime, il y en a deux particulièrement que je suis plutôt fière de posséder : le premier, c’est la nuit des temps, de Barjavel, dans une édition de 1968 qu’on n’arrive plus à trouver de nos jours. Le second, c’est Les fleurs du Mal, de Baudelaire, un recueil qui date de 1857 (oui, 1857, je ne me suis pas trompée dans les chiffres), et qui s’est transmis fidèlement dans ma famille. Ce sont tous deux des vieux livres fatigués au papier jauni, mais pour rien au monde je ne les jetterai : ils ont tant d’Histoire dans leurs pages à me raconter !


Question n°07 : sucrée ou salée ?

Sucrée à 500% !


Question n°08 : comment t’es-tu lancée dans l’écriture ?

Assez simplement, en fait, ça s’est fait tout seul : à force de lire des livres et d’imaginer des scénarios différents, un jour j’ai commencé à mettre tout ça par écrit, puis j’en suis venue à inventer mes propres histoires.


Question n°09 : tu es papier ou high-tech (tablette, pc…) ?

A vrai dire… les deux. J’ai un faible pour les livres papier, leur texture, leur odeur ; mais j’avoue que pouvoir embarquer 150 livres dans ma tablette ou ma liseuse quand je voyage, ça a son charme (et sa légèreté)…


Question n°10 : tu écris le matin, en journée, la nuit ?

La nuit. Toujours la nuit : quand c’est calme, qu’il n’y a rien pour venir me déranger ou m’interrompre.


Question n°11 : quel est ton rituel d’écriture ?

J’en ai pas vraiment. Disons que comme le temps n’est pas extensible, je travaille beaucoup en amont de l’écriture en soi : je cogite dans ma tête, je réfléchis à ce que je dois écrire, où je veux aller, ce genre de choses. Je teste différents scénario, afin d’arriver à trouver le bon. Ça me permet, une fois installée à mon bureau, d’écrire sans hésiter ce que je veux, sans perdre de temps, et sans avoir à recommencer plusieurs fois.


Question n°12 : ton plat et ton dessert préféré ?

Mon plat préféré… peut-être la tourte aux pommes de terre.
Mon dessert ? les gaufres. Ou les crêpes sucrées. Je crois que c’est à égalité.



Question n°13 : si tu devrais me conseiller un livre, lequel et pourquoi ?

Ouh… ça dépend de plein de choses : de ce que tu aimes, de qui tu es, ton caractère, tes passions… Disons que comme nous sommes là à nous rencontrer concernant un livre érotique, je te proposerai bien La nuit des temps, de Barjavel : c’est un beau roman d’amour et d’aventure, qui évoque des sentiments puissants et tendres qui traversent le temps. C’est un aussi un récit qui montre que le désir de découverte peut être à l’origine de bouleversements imprévus, et que l’Homme, tel qu’on le connait, n’est peut-être pas si unique qu’on le croit.


Question n°14 : quelle est ta couleur préférée ?

Le bleu. Mais je ne dirais pas pourquoi : c’est un secret.


Question n°15 : quel est ton métier de base ? Car Alex est avocat. Il aurait pu être juge ou PDG par exemple, pourquoi ce choix ?

Mon métier de base, par l’expérience, c’est un mélange chargée d’édition/correctrice/maquettiste. De formation, c’est Historienne.
Rien à voir donc avec mon Gentleman. En fait, je crois me souvenir que c’était l’un des quelques points imposés par Nisha. Mais quelque part ça m’allait très bien, car j’ai pu exploiter certains aspects propres au métier d’Alex dans mon intrigue.


Question n°16 : pourquoi écrire l’histoire d’un point de vue masculin ?

Ça, c’est aussi un des points imposés par Nisha. Mais personnellement, ça ne me dérangeais pas. Presque tous les livres que j’ai écrits jusqu’ici sont du point de vue d’un personnage masculin.


Question n°17 : le ton est donné dès le départ et j’adore ! Tu gardes le même rythme tout le long ?

Secret défense ;-) Il faudra lire la suite pour le savoir….



Question n°18 : ça a été facile d’écrire du point de vue du mâle ? Comment tu as fais ?
Ça n’est pas plus difficile que cela. Je ne sais pas trop de dire comment je fais, je ferme les yeux, j’imagine mon personnage là, devant moi, c’est un peu comme si j’ouvrais la fenêtre pour regarder au dehors. J’observe ce qui s’y passe, je l’écris. Et en cas de pépin, je me tourne du côté de mon mari et de mes amis, et je les observe longuement pour mieux comprendre comment ils fonctionnent. Et si ça ne marche pas, j’ai encore la ressource de me demander : « comment une femme ferait-elle, penserait-elle, vivrait-elle ? » et j’écris l’exact opposé.


Question n°19 : comment t’es venu l’idée d’écrire l’histoire d’Alex ?

A l’origine, j’ai répondu à un appel à texte et rédigé le premier chapitre de Journal d’un gentleman. Quand j’ai lu les consignes de Nisha, j’ai voulu créer un texte différent de ce à quoi on pouvait s’attendre : je voulais chercher du côté de l’érotisme inconscient, de celui qui s’éveille lorsque l’on ressent l’autre, avant même de le posséder. Le plan en soi s’est fait tout simplement, au fur et à mesure que je rédigeais ce chapitre, en y apposant des petites touches sensorielles à des moments-clés.


Question n°20 : Alex a un côté féminin assumé je trouve, une volonté ?

Je pense que c’est moi qui transparais un peu dans ce personnage, dans le sens où je suis une femme qui écrit le point de vue d’un homme. Mais sinon, à mon sens, les hommes ont en eux un part de sensibilité qu’on peut qualifier de féminine, même si bien entendu ils ne le montrent jamais.


Question n°21 : Est-ce que « Journal d’un Gentleman » est ton premier roman ?

Non. Et ce n’est pas le dernier non plus ;-) J’ai publié un premier roman d’un style totalement différent il y a quelques années, j’ai une saga qui devrait paraître dans le second semestre de 2016, et quelques projets avec Nisha, dont quelques textes à paraître courant février. Sans oublier plusieurs brouillons qui s’impatientent dans un coin de mon bureau.


Question n°22 : parles-moi un peu d’Ana et d’Oriane. Deux personnages féminins important pour Alex. Le personnage d’Ana est très mystérieux. Quelle est sa particularité ?

Ana... ah, Ana. Au départ je la pensais très gentille, cette fille. En fait, je dirais que c’est une sacrée peste ! Elle est une personne très différente de toutes les filles qu’Alex a pu rencontrer, et en soi, c’est déjà une particularité très importante. Ça lui confère une aura de mystère irrésistible pour notre gentleman.


Question n°23 : j’ai eu la chance de pouvoir lire en avant-première le premier tome d’un « Journal d’un Gentleman ». Tu as fais d’Alex un prédateur confirmé et de ces conquêtes des proies. Que va-t-il se passer dans sa tête quand il va prendre conscience que le sens inverse peut aussi se produire ?

Eh bien… déjà, es-tu si certaine qu’il va prendre conscience que l’inverse est possible ? Et ensuite, si je te réponds, le problème, c’est que tu n’auras pas besoin de lire la suite… et franchement, ça serait dommage, non ?


Question n°24 : pourquoi écrire ce livre sous forme presque de journal ?

En fait, le titre était un imposé de Nisha. J’ai fait avec, mais je voulais là aussi me démarquer du traditionnel journal que l’on peut attendre quand on lit ce genre de titre. D’où ton « presque », car tu as sans aucun doute remarqué la petite particularité…
Mais ça ne veut pas pour autant dire que j’ai mis de côté cet impératif… mais bon, je ne t’en dis pas plus, je préfère que tu découvres tout cela par toi-même.


Question n°25 : est-ce que dans les prochains tomes, les femmes auront la « parole » malgré que ce soit le journal d’Alex ?

Peut-être…


Question n°26 : Eva de Kerlan est ton pseudo. Pourquoi ne pas avoir choisit un pseudo à connotation masculine, ça aurait pu être drôle ? Est-ce que ça a une signification particulière pour toi ?

Je crois que si j’avais pris un pseudo masculin, cette part féminine de mon personnage aurait été mal lue. Et ensuite, je n’ose pas imaginer la surprise des lectrices à une séance de dédicace ! non, c’est plus simple de ne pas changer de sexe et de rester en partie moi-même. Et puis, « Eva », c’est un mot qui sonne doux, je l’aime bien.


Question n°27 : seras-tu présente au salon du livre de Paris ?

Oui, ça vient d’être décidé. J’y serais dimanche. On fignole les heures de présence.


Question n°28 : quel acteur verrais-tu en Alex ?

Je n'ai pas vraiment réfléchi à un acteur en particulier pour Alex. Cependant, j'ai cherché, lors de la construction de mon personnage, quelques visuels pour donner plus de présence à mon Gentleman. Je ne connais cependant pas les noms des beaux gosses à qui j'ai emprunté les photos... Les voici.


Question n°29 : ton film préféré ? Celui dont tu connais les dialogues et que tu peux regarder des millions de fois sans jamais t’en lasser !

Hum. Je ne sais pas. Dirty dancing, peut-être, la trilogie du seigneur des anneaux, l’épisode 7 (les deux parties) de Harry Potter, ou l’épisode 6 de Star Wars. En fait il y a beaucoup de films qui m’ont marquée, mais je ne suis pas sûre d’avoir un réel préféré parmi eux.


Question n°30 : as-tu quelque chose à dire à tes futurs lecteurs ? C’est à toi, tu peux te lâcher !

Je vais dire ce que je n’arrête pas de dire, en fait : les apparences sont trompeuses, et c’est valable également pour ce que vous lisez. Je vais aussi ajouter que vraiment, si ça leur est possible, j’aimerais qu’elles viennent me voir au salon du livre pour qu’on parle de ce qu’elles ont aimé (ou pas), et à défaut qu’elles n’hésitent pas à me contacter. Parce que, un livre, c’est le pont entre l’auteur et ses lecteurs, alors il faut s’en servir, dans les deux sens.


- Merci de t’être prêtée au jeu des questions/réponses.

- Merci à toi. 


Je remercie Marie qui m'a permise d'interviewer Eva !

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